Le carnet de tir et les 3 séances contrôlées : l'espacement compte autant que le nombre
Publié le · 21 min de lecture · Anthony Baillon
Le carnet de tir se résume souvent à une phrase : « trois tirs contrôlés en douze mois ». Elle est juste, mais elle laisse de côté la moitié de la règle : ces trois séances doivent aussi être espacées d'au moins deux mois. C'est cette seconde borne, rarement mise en avant, qui décide du calendrier.

Ce que dit le texte, mot pour mot
La règle des trois séances contrôlées ne se trouve plus là où beaucoup de pages de clubs la cherchent. Elle tient dans l'article 3 de l'arrêté du 28 avril 2020, pris pour l'application de l'article R. 312-5 du code de la sécurité intérieure1 :
« Pour une première demande d'acquisition d'armes mentionnées à l'article 1er du présent arrêté, l'attestation porte sur la participation du tireur, au cours des douze mois précédant sa demande, à trois séances contrôlées de pratique du tir, espacées d'au moins deux mois. »
Trois éléments, faciles à manquer. Le texte parle de participation, pas de résultat : le score sur la cible n'entre pas en ligne de compte. Il vise une fenêtre de douze mois glissants avant la demande, pas l'année civile. Et il impose un écart minimal de deux mois entre les séances, ce qui transforme une condition de comptage en condition de calendrier.
Le ministère de l'Intérieur a confirmé ce maintien dans sa réponse à la question écrite n° 29746, publiée le 17 novembre 2020 : le tireur « doit toujours justifier, au cours des douze mois précédant sa demande, de trois séances de tir contrôlées, espacées d'au moins deux mois »8. La FFTir dit la même chose dans sa communication de 20209.
Pourquoi tant de pages citent des textes morts
Si vous cherchez la règle, le triptyque « R312-40, R312-43 et arrêté du 16 décembre 1998 » revient page après page. Les trois sont périmés, et nous nous y sommes laissé prendre nous aussi au départ :
- R312-43 — celui qui imposait le carnet de tir et le registre journalier — est abrogé depuis le 1er juillet 2020, par l'article 3 du décret n° 2020-486 du 28 avril 202023.
- L'arrêté du 16 décembre 1998 — celui « relatif au nombre minimum de séances contrôlées de pratique du tir, au carnet de tir et au registre journalier » — est abrogé par l'article 7 de l'arrêté du 28 avril 20201. C'est de ce texte que venait le décompte annuel que l'on lit encore.
- R312-40 a d'abord été remplacé au 1er juillet 2020 par le même décret2, puis entièrement réécrit au 1er janvier 2024 : sa version en vigueur ne traite plus que des quotas d'armes et ne contient plus un mot sur les séances contrôlées ni sur le carnet43.
La règle de fond, elle, n'a pas disparu. Elle a simplement changé de support juridique — et c'est ce déménagement que beaucoup de pages n'ont pas suivi.
Le corridor : entre quatre et douze mois
Les deux bornes viennent de la même phrase, mais elles sont rarement présentées ensemble. Elles ne jouent pourtant pas dans le même sens : l'une vous empêche d'aller trop vite, l'autre vous empêche de traîner.
Le corridor : entre 4 et 12 mois
Hypothèse : écart identique entre la 1re et la 2e séance, puis entre la 2e et la 3e ; la barre montre le temps écoulé entre la 1re et la 3e
L'arrêté du 28 avril 2020 impose deux bornes à la fois : au moins deux mois entre deux séances, et les trois séances au cours des douze mois précédant la demande1. En vert, les cadences qui produisent trois séances retenues ; en orange, celles qui n'en laissent que deux.
Voir les données
| Écart entre deux séances | 1re → 3e séance | Trois séances retenues ? | Pourquoi |
|---|---|---|---|
| 1,5 mois | 3 mois | Non | L'écart est inférieur à deux mois : la séance intermédiaire ne compte pas |
| 2 mois | 4 mois | Oui | Le plancher : le parcours le plus court que le texte permette |
| 4 mois | 8 mois | Oui | Confortable : la première séance a huit mois le jour de la troisième |
| 7 mois | 14 mois | Non | La première séance a plus de douze mois : elle est sortie de la fenêtre |
Le plancher : quatre mois pleins
Deux mois entre la première et la deuxième séance, deux mois entre la deuxième et la troisième : quatre mois, c'est le parcours le plus court que le texte autorise. Aucun club, aucune ligue, aucune préfecture ne peut le raccourcir, et personne ne peut vous délivrer un avis favorable au bout de six semaines de pratique, même en tirant tous les jours.
Pour un primo-demandeur pressé, c'est contre-intuitif : tirer plus souvent ne raccourcit rien, seul le calendrier compte.
Le plafond : la première séance ne doit pas expirer
L'autre borne est plus sournoise, parce qu'elle ne se voit pas venir. Les trois séances doivent tenir dans les douze mois précédant la demande. Une séance faite il y a treize mois n'est pas une séance « en réserve » : elle est sortie de la fenêtre, et il faut la refaire.
Concrètement, si vous espacez vos séances de sept mois — ce qui arrive vite quand on rate un créneau de validation, qu'un été passe, puis une blessure — votre première séance a quatorze mois le jour de la troisième. Vous avez bien fait trois séances contrôlées. Il ne vous en reste que deux de valables.
La date qui compte est celle du dépôt de la demande, pas celle de la troisième séance. Entre le troisième tampon et le dépôt sur votre compte SIA, il s'écoule le temps que met votre club à traiter l'avis, puis la ligue régionale et la fédération à le certifier dans ITAC9. Si votre première séance a onze mois et demi au moment du troisième tir, la marge est mince.
« Deux mois » ou « soixante jours » ? Les clubs divergent
Le texte écrit « deux mois ». Il ne les convertit pas en jours, et nous n'avons trouvé aucun document public qui tranche. Résultat : deux lectures coexistent, chacune revendiquée noir sur blanc.
| Lecture | Formulation relevée | Effet sur un 1er janvier → 1er mars |
|---|---|---|
| De date à date | « le précédent tir contrôlé a été effectué au moins 2 mois précédemment »15 | Séance validée |
| En jours | « 3 tirs au sein du club, espacés de 60 jours minimum »14 | Séance refusée (59 jours) |
L'écart paraît théorique. Il ne l'est pas : entre le 1er janvier et le 1er mars d'une année non bissextile, il s'écoule 59 jours. La même séance passe dans un club et pas dans l'autre. Et comme c'est le président de club qui contrôle et qui signe, c'est sa lecture qui fait foi pour votre dossier — le ministère a explicitement transféré ce contrôle aux présidents, qui « engagent leur responsabilité, y compris pénale »8.
La parade est simple : posez la question à votre club avant la deuxième séance, pas après la troisième. Et si vous n'avez pas la réponse, visez large — deux mois et une semaine ne coûtent rien.
Le carnet n'est plus obligatoire — et pourtant exigé
C'est l'apparente contradiction qui déroute le plus. Les deux affirmations sont vraies en même temps, parce qu'elles ne se situent pas au même étage.
| Étage | Ce qui s'impose | Le carnet de tir |
|---|---|---|
| La réglementation (arrêté du 28 avril 2020) | Trois séances contrôlées espacées de deux mois sur douze mois glissants ; contrôle par le président et liste nominative tenue à jour, qui reste obligatoire1 | Plus exigé : l'article R312-43 du code, qui l'imposait, est abrogé au 1er juillet 202023 |
| La fédération | « Rien de plus que ce qui est prévu dans l'arrêté » ; une trace de passage est seulement conseillée9 | Le support est libre : cahier, badge, carnet917 |
| La ligue | Peut ajouter ses propres exigences | Certaines le maintiennent explicitement15 |
| Le club | Créneaux de validation, ancienneté minimale, nombre de cartouches1315 | Souvent conservé « à titre informatif »14 |
Un club de Gironde l'écrit sans détour : « Le Carnet de Tir n'est plus légalement obligatoire mais la ligue d'Aquitaine a décidé de le maintenir »15. Une société de tir de Meurthe-et-Moselle assume de son côté avoir « fait le choix comme beaucoup de clubs de garder le principe du carnet de tir »14. Aucune des deux ne se trompe : elles appliquent une règle qui n'est simplement pas celle du code.
Côté préfectures, l'évolution est nette : les fiches de pièces à fournir consultées ne réclament plus de carnet, mais l'avis préalable de la FFTir en original1112. La fiche service-public F2250, vérifiée le 20 mars 2025, ne mentionne pas non plus de carnet de tir7.
Ce que le texte n'a jamais dit
Deux exigences très répandues ne figurent nulle part dans l'arrêté en vigueur, ce qui ne les rend pas illégitimes — seulement facultatives.
- Les 40 cartouches par séance. C'est un usage, repris par des ligues comme par des clubs : « Un tir de 40 coups minimum sera effectué sur les cibles correspondantes sous le contrôle de la personne habilitée » d'un côté16, « le tireur doit tirer au moins 40 cartouches » de l'autre15. Le chiffre ne figure pas dans l'arrêté de 2020.
- Le calibre à utiliser. L'arrêté est muet. Des clubs appliquent la règle du plus gros calibre — le tireur tire « avec en principe l'arme de plus gros calibre en sa possession ou avec une arme du club s'il n'en possède pas encore »15 — ce qui reste la réponse pratique quand on ne détient encore rien. Si vous hésitez sur le calibre de votre future arme, nous avons comparé le 9 mm et le .22 LR chiffres à l'appui.
Un mot enfin sur les séances d'initiation : elles ne valent pas séances contrôlées. L'article R312-43-1 les encadre à part, et les limite à deux par période de douze mois pour un non-adhérent618.
Le renouvellement n'exige plus trois séances par an
C'est le changement le plus important de la réforme de 2020, et le moins relayé. L'article 4 du même arrêté a remplacé un décompte par une notion1 :
« Pour un renouvellement d'autorisation de détention d'armes mentionnées à l'article 1er, l'attestation porte sur la pratique régulière du tir […] pendant toute la période de la précédente autorisation. L'absence de pratique du tir pendant douze mois consécutifs au moins au cours de cette période fait obstacle à la délivrance de cette attestation et à l'avis favorable de la fédération. »
Renouvellement : ce que le texte exige, ce qu'on lit encore
Nombre de séances contrôlées sur une autorisation de cinq ans
L'article 4 de l'arrêté ne fixe aucun nombre : il parle de « pratique régulière », et seule une absence de douze mois consécutifs fait obstacle à l'avis favorable1. La FFTir en tire elle-même la conclusion : « Un tir par an, au moins, demeure donc nécessaire »9. Un club peut se montrer plus exigeant, mais c'est alors sa règle, pas la loi18.
Voir les données
| Par an | Sur cinq ans | Base | |
|---|---|---|---|
| Minimum du texte | 1 séance | 5 séances | Arrêté du 28 avril 2020, art. 4 — « pratique régulière », pas d'interruption de 12 mois |
| Règle affichée | 3 séances | 15 séances | Héritage de l'arrêté du 16 décembre 1998, abrogé au 30 avril 2020, encore repris par des clubs |
Aucun nombre de séances n'est fixé. Le seul seuil est une interruption de douze mois consécutifs, ce dont la FFTir tire elle-même la conclusion : « Un tir par an, au moins, demeure donc nécessaire »9. Un club des Hautes-Pyrénées reprend la phrase mot pour mot17.
Le calcul tient d'ailleurs tout seul : pour ne jamais laisser passer douze mois consécutifs sans tirer sur une autorisation de cinq ans, quatre séances ne suffisent pas, il en faut au moins cinq.
Beaucoup de clubs continuent pourtant d'afficher trois séances par an — l'un d'eux écrit encore « 3 tirs par année civile, au moins, sont donc nécessaires »18. Ce n'est pas une erreur de leur part s'ils l'assument comme une règle interne : un club peut être plus exigeant que le texte. C'en est une si vous croyez, en la lisant, que la loi vous impose quinze séances sur cinq ans.
Le troisième cas : acquérir une arme de plus quand on est déjà autorisé
L'arrêté n'oppose que deux situations, première demande et renouvellement. Reste un cas fréquent après quelques années de pratique : un détenteur déjà autorisé qui veut acquérir une arme de plus. La FFTir le range explicitement avec le renouvellement — « pour un renouvellement d'autorisation de détention d'armes (et par extension pour une nouvelle demande d'acquisition) : l'attestation porte sur la pratique régulière du tir »917. Autrement dit : pas de nouveau cycle de trois séances espacées de deux mois, la pratique régulière suffit.
Depuis l'ouverture du SIA aux tireurs sportifs le 27 février 2024, la question se pose d'ailleurs moins souvent : l'autorisation est devenue unique et globale, valable cinq ans pour un quota de 15 armes (6 pour un primo-détenteur). Tant que vous restez dans ce quota, ajouter une arme ne suppose plus une nouvelle autorisation préfectorale, mais une autorisation unique active sur votre compte SIA1110.
Cinq calendriers qui ne se superposent pas
L'autre difficulté ne tient pas à la règle elle-même, mais à sa collision avec quatre autres échéances qui ne commencent ni ne finissent au même moment.
| Ce qui court | Sur quelle durée | À compter de quand |
|---|---|---|
| Séances contrôlées (1re demande) | 12 mois glissants, 2 mois d'écart minimum18 | La date de dépôt de la demande |
| Avis préalable (« feuille verte ») | 3 mois1213 | Sa signature par le club |
| Autorisation catégorie B | 5 ans, unique et globale depuis le 27 février 202471020 | Sa délivrance |
| Renouvellement de l'autorisation | À déposer au plus tard 3 mois avant l'échéance2011 | La date d'expiration |
| Quota de munitions (3 000 par arme) | Par période de 12 mois57 | La délivrance de l'autorisation |
La ligne la plus piégeuse est la deuxième. L'avis préalable ne vaut que trois mois : un club l'écrit en toutes lettres, « cet imprimé n'est valable que 3 mois »13, et une préfecture exige le cachet-signature du club « de moins de trois mois »12. Le faire signer trop tôt, c'est devoir le refaire.
Ajoutez-y le calendrier de votre club, qui ne valide parfois les séances que sur des créneaux fixes, et la licence fédérale, dont les renouvellements ouvrent fin août pour une saison qui démarre au 1er septembre19. Rater un créneau de validation ne coûte pas quinze jours : il peut coûter un mois, et décaler tout le reste.
Si vos séances sont mal espacées
C'est souvent en remplissant la demande que l'on s'en aperçoit. Rien n'est perdu, et quatre sorties existent — les deux premières sont les plus simples.
- Refaire une séance et recalculer la fenêtre. Une séance qui n'est pas retenue n'annule pas les autres. Il suffit d'en ajouter une qui respecte l'écart de deux mois avec sa voisine, puis de vérifier que la plus ancienne des trois retenues a toujours moins de douze mois.
- Décaler le dépôt plutôt que le précipiter. Comme la fenêtre se compte à partir de la demande, attendre trois semaines peut suffire à faire entrer une séance dans l'écart requis — à condition que la plus ancienne ne sorte pas par l'autre bout.
- Tirer dans une autre association agréée. L'arrêté demande que les séances soient effectuées « au sein d'une association sportive agréée membre de la Fédération française de tir », sans exiger qu'il s'agisse de celle où l'on est adhérent1. C'est une porte de sortie réelle quand les créneaux de validation de votre club sont saturés — mais prévenez votre président, c'est lui qui signera l'attestation.
- Passer par une compétition. Une ligue admet qu'une épreuve organisée sous contrôle de la FFTir donne lieu à validation16. Attention : la page qui l'écrit décrit le régime antérieur à 2020, carnet et registre journalier compris. Ce n'est ni une règle nationale, ni une pratique dont on peut supposer qu'elle a survécu à la réforme — à confirmer chez vous avant de compter dessus.
Ce qu'il faut retenir
Notez les dates, pas seulement les séances
La règle tient en une phrase : trois séances contrôlées, espacées d'au moins deux mois, dans les douze mois précédant la demande. Ce n'est pas seulement un nombre de séances à atteindre, c'est aussi un calendrier à tenir.
Le parcours le plus court dure quatre mois. Le plus long tient dans une fenêtre de douze mois, dépôt de la demande compris — donc un peu moins de douze mois entre la première et la troisième séance. Entre les deux, tout va bien ; en dehors, une séance ne compte pas — trop rapprochée d'un côté, expirée de l'autre.
Le reste — carnet papier, 40 cartouches, calibre, créneaux de validation, ancienneté minimale — relève de votre ligue et de votre club. Ces exigences sont légitimes et il faut s'y conformer, mais il est utile de savoir qu'elles ne viennent pas du code de la sécurité intérieure : c'est ce qui explique que deux tireurs de deux départements reçoivent deux réponses différentes.
Le réflexe le plus utile, pour finir : notez la date de chaque séance contrôlée le jour même, pas de mémoire six mois plus tard — sur le carnet papier de votre club, ou sur un carnet de tir numérique qui l'horodate à votre place.
Sources 20 références
Textes vérifiés dans leur version en vigueur sur Légifrance ; pratiques de ligues et de clubs citées telles qu'elles sont publiées, à titre d'exemples et non de règles générales. Cliquez un appel de note dans le texte pour surligner la source correspondante.
- Légifrance — arrêté du 28 avril 2020 relatif aux avis favorables et aux attestations délivrés par les fédérations, pris pour l'application de l'article R. 312-5 du CSI (JORF n° 0104 du 29 avril 2020) : art. 2 (portée de l'avis), art. 3 (première demande), art. 4 (renouvellement), art. 6 (retrait), art. 7 (abrogation de l'arrêté du 7 septembre 1995 et de « l'arrêté du 16 décembre 1998 relatif au nombre minimum de séances contrôlées de pratique du tir, au carnet de tir et au registre journalier »). Version en vigueur depuis le 30 avril 2020, non modifiée à ce jour.
- Légifrance — décret n° 2020-486 du 28 avril 2020 : son article 3 abroge l'article R312-43 du CSI (carnet de tir et registre journalier) et remplace l'article R312-40 ; son article 13 fixe l'entrée en vigueur au premier jour du troisième mois, soit le 1er juillet 2020.
- Légifrance — CSI, sous-paragraphe « Tir sportif », état des articles : R312-43 abrogé au 1er juillet 2020, R312-41 abrogé au 1er janvier 2024.
- Légifrance — article R312-40 du CSI, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (décret n° 2023-557 du 3 juillet 2023) : quotas d'armes, aucune mention de séance contrôlée ni de carnet de tir.
- Légifrance — article R312-47 du CSI, version en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (décret n° 2023-557 du 3 juillet 2023) : 3 000 cartouches par arme au titre du 2° de l'article R312-40, par période de douze mois à compter de la délivrance de l'autorisation.
- Légifrance — article R312-43-1 du CSI, version en vigueur depuis le 10 février 2022 : séances de tir d'initiation pour les personnes non adhérentes, deux au maximum par période de douze mois.
- service-public.gouv.fr — fiche F2250, armes de catégorie B pour un tireur sportif, vérifiée le 20 mars 2025 : autorisation de 5 ans, 6 armes pour un primo-demandeur et 15 ensuite, 3 000 cartouches par arme et par 12 mois, réponse préfectorale sous 3 mois, silence valant rejet.
- Assemblée nationale — question écrite n° 29746, réponse du ministère de l'Intérieur publiée le 17 novembre 2020 : maintien des trois séances espacées de deux mois, transfert du contrôle aux présidents de clubs.
- FFTir — 2020, nouveau régime de la délivrance des avis préalables, circulaire publiée le 7 mai 2020 : suppression du carnet de tir, maintien des trois tirs espacés, renouvellement « et par extension […] nouvelle demande d'acquisition » traités sur la pratique régulière, « un tir par an, au moins, demeure donc nécessaire », trace de passage laissée au choix du club, certification par la ligue et la fédération via ITAC, entrée en vigueur au 1er juillet 2020.
- Préfecture du Gard — tireurs sportifs : « depuis le 27/02/2024 et l'ouverture du SIA aux tireurs sportifs », autorisation globale unique de 5 ans, 15 armes, 6 pour les primo-détenteurs.
- Préfecture des Deux-Sèvres — demande et renouvellement pour les tireurs sportifs, page mise à jour le 4 octobre 2024 : autorisation globale unique de 5 ans, quota de 15 armes (6 pour les primo-détenteurs), transfert par l'armurier subordonné à l'autorisation unique au SIA, avis favorable de la FFTir en document original, saisie du renouvellement au moins 3 mois avant l'échéance ; aucun carnet de tir dans les pièces à fournir.
- Préfecture de Meurthe-et-Moselle — pièces à fournir, catégorie B tir sportif (PDF, mise à jour du 4 septembre 2020) : « avis préalable de la Fédération Française de Tir en cours de validité (feuille verte originale) avec cachet-signature de la société de tir de moins de trois mois » ; aucun carnet de tir dans la liste.
- Tir Sportif Vercellois (Vercel, Doubs) — délivrance des avis préalables : « cet imprimé n'est valable que 3 mois » ; règle interne d'ancienneté de six mois pour les nouveaux tireurs.
- Société de Tir de Nancy — tirs contrôlés : « 3 tirs au sein du club, espacés de 60 jours minimum » ; carnet de tir conservé par choix du club.
- CTC Castelnau-de-Médoc (Gironde) — carnet de tir et contrôle de connaissances : carnet maintenu par la ligue d'Aquitaine, 3 tampons dans les 12 derniers mois espacés d'au moins 2 mois, 40 cartouches, arme du plus gros calibre ou arme du club, QCM préalable.
- Ligue de tir Midi-Pyrénées — carnet de tir : « un tir de 40 coups minimum sera effectué sur les cibles correspondantes sous le contrôle de la personne habilitée », contrôle de connaissances, validation possible par participation à une compétition organisée sous contrôle de la FFTir. Page non datée décrivant le régime antérieur au 1er juillet 2020 (carnet de tir obligatoire, registre journalier) : citée comme exemple d'usage, pas comme état du droit.
- Cible Tarbes Pyrénées, club de tir à Tarbes (65) — tirs contrôlés, nouvelle réglementation, page mise à jour le 9 mai 2020 : reprise de la circulaire fédérale — distinction première demande / renouvellement, nouvelle demande d'acquisition traitée comme un renouvellement, absence de douze mois consécutifs, support de traçabilité laissé au choix du conseil d'administration.
- ASTAC Albi — questions fréquentes : « 3 tirs par année civile, au moins, sont donc nécessaires » — règle interne assumée (« dispositions retenues pour l'ASTAC », sans obligation de délai entre ces tirs) substituée à la phrase fédérale ; séances d'initiation limitées à deux par douze mois.
- FFTir — protocole licences EDEN, saison 2026/2027 : ouverture des créations et renouvellements le lundi 24 août 2026, saison ouverte au 1er septembre 2026, certificat médical de moins d'un an obligatoire.
- Légifrance — CSI, section « Dispositions générales », articles en vigueur depuis le 29 juin 2024 (décret n° 2024-615 du 27 juin 2024) : article R312-13 (autorisation accordée pour cinq ans) et article R312-14 (demande de renouvellement présentée au plus tard trois mois avant l'expiration).
Le règlement en vigueur fait foi. Cet article décrit l'état des textes au 29 juillet 2026 ; il ne remplace ni la version en vigueur sur Légifrance, ni les consignes de votre club, de votre ligue et de votre préfecture. En cas de divergence, ce sont elles qui s'appliquent.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour faire ses 3 tirs contrôlés ?
Quatre mois pleins au minimum : deux mois entre la première et la deuxième séance, deux mois entre la deuxième et la troisième. Et douze mois au maximum, puisque les trois séances doivent tenir dans les douze mois précédant la demande. Le corridor utile va donc de 4 à 12 mois.
Le carnet de tir est-il encore obligatoire ?
Pas au sens de la loi. L'article R312-43 du code de la sécurité intérieure, qui l'imposait, est abrogé depuis le 1er juillet 2020. Beaucoup de clubs et certaines ligues continuent de le tenir, et peuvent l'exiger : c'est alors une règle fédérale ou associative, pas une obligation du code.
Faut-il 3 tirs contrôlés par an pour renouveler son autorisation ?
Non. Depuis le 1er juillet 2020, l'attestation de renouvellement porte sur la pratique régulière du tir, et seule une absence de pratique de douze mois consécutifs fait obstacle à l'avis favorable. En pratique, une séance par an suffit au regard du texte — votre club peut demander davantage.
Faut-il refaire trois séances pour acquérir une arme de plus ?
Pas si vous êtes déjà autorisé. La FFTir range la nouvelle demande d'acquisition d'un détenteur avec le renouvellement : l'attestation porte alors sur la pratique régulière, pas sur trois séances espacées de deux mois. Les trois séances ne concernent que la première demande. Et depuis l'autorisation unique et globale ouverte le 27 février 2024, ajouter une arme dans votre quota ne passe plus par une nouvelle autorisation préfectorale.
« Deux mois » d'écart, est-ce 60 jours ?
Le texte dit « deux mois », sans le convertir en jours. Certains clubs comptent de date à date (du 10 janvier au 10 mars), d'autres annoncent 60 jours minimum. Sur un 1er janvier suivi d'un 1er mars, l'écart est de 59 jours : la même séance passe chez l'un et pas chez l'autre. Demandez à votre club comment il compte.
Peut-on faire une séance contrôlée dans un autre club ?
L'arrêté dit que les séances sont effectuées « au sein d'une association sportive agréée membre de la Fédération française de tir », sans exiger qu'il s'agisse de celle où l'on est adhérent. Reste que c'est le président de votre club qui signera l'avis : prévenez-le avant, pas après.