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Vendre ou acheter une arme entre particuliers

Publié le · 12 min de lecture · Anthony Baillon

Vérifié par un armurier

Vendre ou acheter une arme entre particuliers reste légal pour les catégories A, B et C. Mais jamais de la main à la main : depuis le 1er août 2018, l'opération se fait en présence d'un armurier ou est constatée par un courtier agréé. Pour la catégorie C, une déclaration est due sous un mois.

Les pages qui tiennent la première place sur cette question sont des places de marché. Elles sont la transaction, pas son explication — et aucune page neutre ne décrit la chaîne des deux côtés à la fois : ce que le vendeur doit vérifier, ce que l'acheteur doit présenter, qui déclare quoi, et ce qu'il faut garder après. Oplo ne vend ni arme ni annonce, ce qui rend cette description possible.

Cet article décrit la cession entre deux particuliers. L'achat chez un armurier suit un autre chemin, plus simple, décrit dans notre guide de la déclaration d'une arme de catégorie C. Si l'arme vous vient d'une succession, c'est encore un autre régime : voir que faire d'une arme héritée.

Le parcours d’une vente entre particuliers : vérifier le titre de l’acquéreur avant de convenir de la vente, passer par un armurier ou un courtier agréé, livrer dans les locaux du professionnel, adresser au préfet le récépissé rayé « vendu » sous un mois, et conserver copie des pièces cinq ans.
Cinq étapes, et deux délais qui courent après la poignée de main : un mois pour la déclaration, cinq ans pour les copies. © Oplo

Vente entre particuliers : ce qui a changé en 2018

La refonte vient du décret n° 2018-542 du 29 juin 2018, entré en vigueur le 1er août 2018 : c'est lui qui a réécrit les articles R314-16 à R314-20 du code de la sécurité intérieure, ceux qui organisent le transfert de propriété34.

La vente n'a pas été interdite, elle a été formalisée. C'est une nuance que la plupart des discussions manquent, et elle change tout : il n'y a pas à chercher une tolérance ou une exception, il y a à emprunter l'une des deux formes prévues.

Ce qui a disparu, en revanche, n'a pas été remplacé : la remise directe entre deux personnes n'est pas devenue plus encadrée, elle est absente des textes. Une vente conclue ainsi ne se situe pas dans une zone grise, elle se situe hors du cadre.

Les deux seules formes admises par le code

Pour la catégorie C, l'article R314-20 dispose que la vente « est opérée en présence d'un armurier ou constatée par un courtier agréé »4. Pour les catégories A et B, l'article R314-17 retient les mêmes deux voies, en parlant de « commerçant autorisé » plutôt que d'armurier3.

Deux formes admises, et une seule qui n'existe pas

Nombre d'intervenants imposés par les articles R314-17 et R314-20 du code de la sécurité intérieure pour une cession entre particuliers, selon la forme retenue ; version en vigueur depuis le 1er août 2018

Vente en présence d'un armurierVente constatée par un courtier agrééVente à distanceRemise directe de la main à la mainCédant, acquéreur et armurier — les deux parties se présentent, le professionnel vérifie et remet l'armeCédant, acquéreur et courtier agréé — le courtier constate l'opération, sans que l'arme transite forcément par un magasinCédant, acquéreur et armurier destinataire — l'arme est livrée chez le professionnel, jamais au domicile de l'acheteurPrévue par aucun texte depuis le 1er août 2018 — ce n'est pas une forme allégée, c'est une forme inexistante3 intervenants3 intervenants3 intervenants0 intervenants0 intervenants1 intervenants2 intervenants3 intervenants4 intervenants

Les deux formes viennent du même alinéa : la vente « est opérée en présence d'un armurier ou constatée par un courtier agréé » pour la catégorie C4, et le transfert « en présence d'un commerçant autorisé » ou « constaté par un courtier agréé » pour les catégories A et B3. La vente à distance ne fait pas exception : l'arme est livrée dans les locaux du professionnel, qui la remet après vérification5. La remise directe ne figure dans aucun de ces textes — elle n'est pas encadrée, elle est absente.

Voir les données
FormeIntervenantsCe que fait le professionnel
En présence d'un armurier3Vérifie l'identité et le titre, consulte le fichier des interdits, établit la déclaration
Constatée par un courtier agréé3Constate l'opération et transmet les volets au préfet
À distance3Reçoit l'arme dans ses locaux et ne la remet qu'après vérification
De la main à la mainAucune forme légale : le texte ne la prévoit pas
  • En présence d'un armurier. Les deux parties se présentent, le professionnel vérifie l'identité de l'acquéreur et, le cas échéant, son autorisation d'acquisition et de détention ou les pièces exigées, consulte le fichier des interdits d'acquisition et de détention d'armes, puis établit la déclaration5.
  • Constatée par un courtier agréé. Le courtier constate l'opération et transmet les volets au préfet. C'est la voie la moins connue des deux, et elle est pourtant écrite dans le même alinéa.

La vente à distance passe aussi par l'armurier

C'est le point que les annonces en ligne laissent le plus souvent dans l'ombre. L'article R313-23 pose que les armes des catégories A, B et C acquises entre particuliers, directement ou à distance, sont livrées dans les locaux du professionnel5.

Autrement dit : une arme achetée en ligne à un particulier ne s'expédie pas à votre domicile. Elle part chez un armurier, qui vérifie avant de vous la remettre. Le vendeur, lui, dépose ou expédie l'arme chez ce professionnel — il ne la confie pas au transporteur à destination d'une adresse privée.

Le paiement n'est pas la remise. Régler une annonce ne transfère rien tant que la vérification n'a pas eu lieu chez le professionnel. C'est aussi la meilleure protection de l'acheteur : si le titre du vendeur ou l'arme ne correspondent pas à l'annonce, le contrôle a lieu avant que l'arme ne change de mains.

Vendre une arme de catégorie C : trois obligations

Le passage chez l'armurier ne dispense pas le vendeur de ses propres obligations. L'article R314-20 en met trois à sa charge personnelle4 :

  1. Vérifier l'identité de l'acquéreur et se faire présenter les pièces nécessaires à l'acquisition.
  2. Adresser au préfet de son domicile le récépissé de sa déclaration — ou, le cas échéant, son enregistrement — rayé de la mention « vendu », dans les conditions de l'article R312-56.
  3. Conserver pendant cinq ans copie des documents présentés par l'acquéreur.

S'y ajoute la déclaration de l'article L314-2-1 : « Toute cession entre particuliers d'une arme ou d'un élément d'arme de catégorie C donne lieu à l'établissement et au dépôt d'une déclaration […] dans un délai d'un mois, auprès du représentant de l'État dans le département du lieu de son domicile ou, à Paris, du préfet de police »2.

Ce que le code met à la charge du vendeur, par catégorie

Nombre d'obligations distinctes pesant sur le cédant particulier, hors formalités accomplies par le professionnel, d'après les articles R314-17 et R314-20 et l'article L314-2-1

Vendeur d'une arme de catégorie CVendeur d'une arme de catégorie A ou BAcheteurVérifier l'identité et les pièces, adresser le récépissé rayé « vendu » au préfet, conserver les copies cinq ansS'assurer que le cessionnaire est autorisé à détenir l'arme — sans cette autorisation, la cession est impossiblePrésenter son titre et ses pièces au professionnel, qui vérifie et consulte le fichier des interdits3 obligations1 obligations1 obligations0 obligations1 obligations2 obligations3 obligations4 obligations

Pour la catégorie C, l'article R314-20 énumère trois obligations à la charge du cédant lui-même : vérifier l'identité de l'acquéreur et se faire présenter les pièces nécessaires à l'acquisition, adresser au préfet de son domicile le récépissé rayé de la mention « vendu », et conserver cinq ans copie des documents présentés4. Pour les catégories A et B, la condition est en amont : le cessionnaire doit être autorisé à détenir l'arme1.

Voir les données
RôleObligationsLe point qu'on oublie
Vendeur, catégorie C3La conservation des copies pendant cinq ans, longtemps après la vente
Vendeur, catégories A et B1Vérifier le titre AVANT de convenir de la vente, pas au moment de la remise
Acheteur1Le fichier des interdits est consulté : un titre valide ne suffit pas toujours

La troisième obligation est celle qu'on oublie, parce qu'elle survit à la transaction de cinq ans. Une vente parfaitement conduite en 2026 suppose de retrouver, en 2030, la copie des pièces de l'acheteur.

Vendre une arme de catégorie A ou B : le titre d'abord

Ici, la condition n'est pas de forme mais de fond, et elle est éliminatoire. L'article L314-2 dispose qu'« un matériel de guerre, une arme, des munitions ou leurs éléments de catégorie A ou B ne peuvent être cédés par un particulier à un autre que dans le cas où le cessionnaire est autorisé à les détenir »1.

La vérification se fait avant de convenir de la vente, pas au moment de la remise. Un acheteur dont l'autorisation est expirée, ou qui n'en a jamais eu, ne peut pas acquérir l'arme — quel que soit son sérieux, et quelle que soit la confiance entre les parties. Le parcours de cette autorisation est décrit dans notre guide de l'autorisation de catégorie B.

Le même article ajoute que les transferts d'armes de catégorie A ou B « sont opérés suivant des formes définies par décret en Conseil d'État »1 — ce sont précisément les formes des articles R314-16 et R314-17.

Acheter une arme à un particulier : vos pièces

Côté acheteur, la liste est courte mais elle se présente au professionnel, pas au vendeur :

  • Une pièce d'identité en cours de validité.
  • Le titre qui vous permet d'acquérir : autorisation d'acquisition et de détention pour les catégories A et B ; permis de chasser validé, licence de tir en cours de validité ou carte de collectionneur pour la catégorie C6.
  • Les pièces exigées pour l'établissement de la déclaration, que le professionnel rédige.

Le fichier des interdits est consulté à ce moment-là. L'armurier procède à sa consultation préalable avant la remise5 : un titre valide ne suffit donc pas toujours, et c'est le contrôle qui arrête une vente, pas la bonne foi des parties. Pour tenir vos armes et vos titres à jour, voir le compte SIA et son râtelier numérique.

Combien coûte le passage chez l'armurier ?

Aucun texte ne fixe de tarif. Le code impose la présence du professionnel, il ne dit rien de sa rémunération : c'est une prestation commerciale libre.

Le prix dépend de ce que vous lui demandez réellement, et ces situations ne se valent pas : assister à une vente entre deux personnes présentes n'est pas la même charge que recevoir une arme expédiée, la contrôler, la stocker puis la remettre. La seule règle utile est donc de demander le tarif avant de déposer l'arme, et de le faire confirmer par écrit — c'est aussi ce qui évite la mauvaise surprise au moment de récupérer l'arme si la vente ne se fait pas.

Nous ne publions pas de fourchette de prix ici : nous n'avons pas relevé de tarifs sur un échantillon suffisant de professionnels pour qu'un chiffre soit autre chose qu'une impression.

Les bourses aux armes ne changent rien

Une bourse est un lieu de rencontre, pas un régime dérogatoire. Un particulier qui y expose une arme de catégorie C doit la faire livrer dans les locaux d'un armurier, qui vérifie avant remise : il n'y a pas de remise sur place.

C'est contre-intuitif, parce que tout, dans une bourse, ressemble à un magasin. Mais la présence d'armuriers dans les allées ne transforme pas la table d'un particulier en point de remise légal.

Le dépôt-vente n'est pas une vente

La confusion est fréquente et coûteuse : le dépôt-vente ne transfère pas la propriété tant que l'arme n'est pas vendue. Le déposant reste propriétaire, avec tout ce que cela implique.

La distinction devient décisive dans un cas précis : celui du dessaisissement ordonné par le préfet. Confier l'arme à son armurier ne met pas en règle — ce qui met en règle, c'est la vente une fois conclue, et sa preuve adressée dans le délai. L'arme est partie, on se croit quitte, et le délai continue de courir sur une vente qui n'a pas eu lieu.

Les erreurs qui font tomber la vente

  • Convenir de la remise directe « puisqu'on se connaît ». La forme n'est pas une précaution, c'est la condition de validité.
  • Vérifier le titre au moment de la remise pour une catégorie A ou B. S'il manque, tout le monde a perdu son temps, et l'arme repart.
  • Faire expédier l'arme au domicile de l'acheteur. La livraison se fait dans les locaux du professionnel, y compris pour une vente conclue en ligne.
  • Oublier le récépissé rayé « vendu ». C'est une obligation du vendeur, que l'armurier n'accomplit pas à sa place.
  • Jeter les copies après la vente. Cinq ans de conservation, à compter de la cession.
  • Croire qu'une bourse aux armes autorise la remise sur place.

Le règlement en vigueur fait foi. Cet article cite les textes applicables à la date du 11 août 2026 — articles, numéros de décret et dates de version compris. Le droit des armes évolue vite, et plusieurs pages encore en ligne décrivent des procédures antérieures au 1er août 2018. Avant une transaction, vérifiez la version en vigueur des articles L314-2, L314-2-1 et R314-16 à R314-20 sur Légifrance, et faites confirmer le déroulé par le professionnel qui interviendra.

Sources 6 références

Chaque article cité a été relu sur Légifrance dans sa version en vigueur, consultée le 11 août 2026, et son texte est reproduit ici mot pour mot. Les articles réglementaires du transfert de propriété ont tous été réécrits par le même décret, dont la date d'entrée en vigueur explique la coupure de 2018. Cliquez un appel de note dans le texte pour surligner la source correspondante.

  1. Légifrance — article L314-2 du code de la sécurité intérieure, version en vigueur depuis le 21 juin 2019 (ordonnance n° 2019-610 du 19 juin 2019, article 12) : « Un matériel de guerre, une arme, des munitions ou leurs éléments de catégorie A ou B ne peuvent être cédés par un particulier à un autre que dans le cas où le cessionnaire est autorisé à les détenir dans les conditions fixées aux articles L. 312-1 à L. 312-4-3. Dans tous les cas, les transferts d'armes, de munitions ou de leurs éléments de la catégorie A ou B sont opérés suivant des formes définies par décret en Conseil d'Etat. » Chapitre IV « Conservation, perte et transfert de propriété ».
  2. Légifrance — article L314-2-1 du code de la sécurité intérieure, version en vigueur depuis le 21 juin 2019 (ordonnance n° 2019-610 du 19 juin 2019, article 12) : « Toute cession entre particuliers d'une arme ou d'un élément d'arme de catégorie C donne lieu à l'établissement et au dépôt d'une déclaration dans les conditions définies à l'article L. 312-4-1 dans un délai d'un mois, auprès du représentant de l'Etat dans le département du lieu de son domicile ou, à Paris, du préfet de police. »
  3. Légifrance — code de la sécurité intérieure, section « Transfert de propriété », articles R314-16 à R314-20, versions en vigueur depuis le 1er août 2018 (décret n° 2018-542 du 29 juin 2018) : R314-16 (déclaration de l'opération au préfet pour les catégories A et B ; en cas de transfert entre particuliers, l'acquéreur doit être régulièrement autorisé) et R314-17 (le transfert entre particuliers s'effectue soit « en présence d'un commerçant autorisé », soit « constaté par un courtier agréé » ; les professionnels complètent les documents administratifs et transmettent les volets au préfet).
  4. Légifrance — article R314-20 du code de la sécurité intérieure, version en vigueur depuis le 1er août 2018 (décret n° 2018-542 du 29 juin 2018) : trois obligations à la charge du cédant particulier d'une arme de catégorie C — 1° vérifier l'identité de l'acquéreur et se faire présenter les pièces nécessaires à l'acquisition ; 2° adresser au préfet de son domicile le récépissé de sa déclaration, ou le cas échéant son enregistrement, rayé de la mention « vendu », dans les conditions de l'article R312-56 ; 3° conserver pendant cinq ans copie des documents présentés par l'acquéreur. La vente « est opérée en présence d'un armurier ou constatée par un courtier agréé ». Voir aussi l'article R314-19, même version, pour la déclaration établie sur l'imprimé conforme au modèle fixé par arrêté et transmise au préfet par l'armurier ou le courtier.
  5. Code de la sécurité intérieure, article R313-23, cité dans le corpus réglementaire vérifié d'Oplo, établi contre le code consolidé au 5 septembre 2025 puis contrôlé sur Légifrance : « les matériels, armes, munitions et leurs éléments A, B et C acquis entre particuliers, directement ou à distance, sont livrés […] dans les locaux mentionnés aux premier et troisième alinéas de l'article L. 313-3 ». Le professionnel « procède à la vérification de l'identité de l'acquéreur, le cas échéant, de son autorisation d'acquisition et de détention, ou des pièces mentionnées à l'article L. 312-4-1 », établit la déclaration correspondante et « procède à la consultation préalable du fichier des interdits d'acquisition et de détention d'armes ».
  6. Service-Public (DILA) — fiche F2246, armes de catégorie C (soumises à déclaration), vérifiée le 20 mars 2025 : décrit la vente entre particuliers comme se déroulant en présence d'un armurier, et détaille les titres admis pour l'acquisition d'une arme de catégorie C — permis de chasser accompagné d'un titre de validation, licence de tir en cours de validité, carte de collectionneur.

Questions fréquentes

La vente d'arme entre particuliers est-elle encore autorisée ?

Oui, pour les catégories A, B et C. Ce qui a disparu, c'est la remise de la main à la main. Depuis le 1er août 2018, la cession entre particuliers est opérée en présence d'un armurier ou constatée par un courtier agréé, et une vente conclue à distance suppose que l'arme soit livrée dans les locaux du professionnel, qui la remet à l'acquéreur après vérification.

Faut-il déclarer la vente d'une arme de catégorie C ?

Oui. L'article L314-2-1 impose une déclaration dans un délai d'un mois auprès du représentant de l'État dans le département du domicile. Le cédant doit en outre adresser au préfet le récépissé de sa déclaration rayé de la mention « vendu », et conserver pendant cinq ans copie des documents que l'acquéreur lui a présentés.

Peut-on vendre une arme de catégorie B à un particulier ?

Seulement si l'acheteur est lui-même autorisé à la détenir. L'article L314-2 est explicite : une arme de catégorie A ou B ne peut être cédée par un particulier à un autre que dans le cas où le cessionnaire est autorisé à la détenir. La vérification se fait avant de convenir de la vente, pas au moment de la remise — sans autorisation en cours de validité, l'opération est impossible.

Combien coûte le passage obligatoire chez l'armurier ?

Aucun texte ne fixe de tarif. C'est une prestation commerciale libre, dont le prix varie d'un professionnel à l'autre et selon ce qu'il prend en charge — simple présence lors de la vente, réception d'une arme expédiée, ou établissement de la déclaration. La seule règle utile est de le demander avant de déposer l'arme, et de le faire confirmer par écrit.

Le dépôt-vente chez un armurier vaut-il cession ?

Non. Tant que l'arme n'est pas vendue, la propriété n'est pas transférée et le déposant en reste propriétaire. La distinction devient décisive quand un dessaisissement a été ordonné : ce qui met en règle, c'est la vente une fois conclue et sa preuve envoyée dans le délai, jamais le dépôt lui-même.

Et dans une bourse aux armes ?

Les mêmes règles s'appliquent. Un particulier qui expose une arme de catégorie C doit la faire livrer dans les locaux d'un armurier, qui vérifie avant de la remettre : il n'y a pas de remise sur place. Une bourse est un lieu de rencontre entre vendeurs et acheteurs, pas un régime dérogatoire.