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Tir à sec au pistolet : cinq exercices, et comment mesurer vos progrès

Publié le · 14 min de lecture · Anthony Baillon

Cinq exercices de tir à sec au pistolet : le lâcher face au mur, la pièce sur la culasse, la visée au par time, la mise en joue, la tenue sur capteur. Ils ne valent que mesurés, et comptés large : un 7 sur 10 ne dit presque rien. Il faut cent répétitions pour conclure.

L'essentiel

Tir à sec au pistolet
Sécurité Aucune munition dans la pièce, un pare-balles derrière le point visé
Exercices Cinq, chacun avec une règle de réussite écrite
Mesure Des blocs de 100 répétitions : 10 ne disent presque rien
Durée Aucune norme : 30 à 60 minutes par semaine selon la NRA
Effet sur le score Deux études, aucune concluante
  • Pour commencer : le lâcher face au mur ; un mur et un carnet suffisent au protocole.
  • Pour savoir si l'on progresse : comparer deux blocs de cent, jamais deux séries.

Tir à sec au pistolet : pour et contre

Pour

  • Gratuit, chez soi : un mur et un carnet suffisent à appliquer le protocole.
  • Mesurable : une règle de réussite par exercice, et des blocs de cent répétitions pour conclure.
  • Admis par les constructeurs : Glock et Ruger l'autorisent, avec une cartouche de manipulation pour un entraînement prolongé42.

Contre

  • Ni recul ni détonation : ce que l'exercice retire, aucun outil ne peut le mesurer.
  • Un risque qui ne se rattrape pas : une munition oubliée change l'exercice en tir réel ; d'où les munitions rangées dans une autre pièce1.
  • Un effet sur le score non démontré : une étude favorable sur trente élèves, une contre-épreuve à trois personnes1415.
  • La percussion annulaire à ménager : les armes en .22 LR appellent le plus de prudence12.

Sécurité du tir à sec : aucune munition dans la pièce

Une arme qu'on croit vide. Une cartouche oubliée sur la table. Une cloison derrière le guidon. Le tir à sec à la maison porte un risque qui ne se rattrape pas.

Les consignes tiennent en cinq gestes, dans cet ordre :

  1. Aucune munition dans la pièce. Jim Wilson, qui écrit pour la NRA, ne laisse pas de marge : toutes les munitions de l'arme vont dans une autre pièce1. Les chargeurs garnis aussi.
  2. Vérifier plusieurs fois que l'arme est vide. La chambre et le chargeur, précise la notice du Ruger Mark IV2. Plusieurs fois, insiste l'article de la NRA1. Une vérification faite par habitude ne compte pas.
  3. Viser un pare-balles, même à sec. Ruger l'écrit en toutes lettres : « Be sure of the bullet stop behind your target, even when dry-firing »2. La question se pose avant la première répétition : si l'arme était chargée, ce mur arrêterait-il la balle ?
  4. Protéger la chambre. Une cartouche de manipulation — factice, elle amortit la frappe du percuteur — se glisse dans la chambre avant de commencer. Elle coûte 27 € les cinq en 9 mm et 20 € les six en .22 LR1617.
  5. Finir net. Dix à quinze minutes suffisent, estime Jim Wilson1. L'arme retourne au coffre avant que les munitions ne reviennent dans la pièce, jamais l'inverse.

Ce coffre obéit à ses propres règles : ce que la loi exige d'un coffre-fort.

La fédération a déjà tout dit, en une ligne. La FFTir définit le tir à sec comme un « exercice de lâcher sans cartouche en protégeant la chambre de l'arme »3. Deux consignes tiennent dans cette définition : pas de cartouche, et une chambre protégée. La première protège la maison. La seconde protège l'arme.

Reste une question que la sécurité ne règle pas. Votre arme, elle, encaisse-t-elle des milliers de déclics à vide ?

Usure du pistolet : admis par Glock et Ruger

Glock répond sans détour : « It's ok to dry fire your GLOCK pistol ». Avec une réserve, une cartouche de manipulation « if you will be dry firing for a long period of time »4.

Ruger dit la même chose de son Mark IV, un pistolet en .22 Long Rifle. Le tir à sec y est admis « in moderation ». Pour un entraînement « extensive », la cartouche de manipulation devient la règle2.

Deux constructeurs, deux types de percussion, une même ligne. Quelques déclics ne coûtent rien ; des milliers se préparent.

La percussion annulaire — celle de la .22 LR, où le percuteur frappe le bord de la cartouche2 — appelle le plus de prudence. L'article de la NRA recommande d'ailleurs les cartouches factices d'abord pour deux familles d'armes : les armes à percussion annulaire, et les vieux revolvers à simple action1. Pour la vôtre, la notice fait foi. Elle seule dit ce que votre arme supporte.

Le pistolet à air de 10 mètres pose la question autrement. Le règlement ISSF inclut dans le tir à sec les armes à air ou à gaz « fitted with a device which enables the trigger to be operated without releasing the propelling charge »5. Walther affiche ce « dry firing mode » parmi les équipements de son LP5006. Si votre pistolet à air en est équipé, rien à ajouter : ni plomb, ni air libéré.

L'arme est prête. Reste à décider de ce que vous allez répéter.

Cinq exercices de tir à sec, chacun avec sa mesure

Un exercice qu'on ne note pas ne se compare pas. Chacun des cinq a donc une règle de réussite binaire : réussi ou raté, jugé de la même façon à chaque répétition.

Exercice Ce qu'il travaille Réussi si… Outil
Lâcher face au mur le lâcher seul guidon immobile au déclic aucun
Pièce sur la culasse un lâcher sans à-coup la pièce reste en place une pièce
Visée et lâcher au par time le lâcher, chronométré déclic avant le second signal un timer
Mise en joue au par time position, visée, lâcher idem, depuis la position de départ un timer
Tenue et lâcher sur capteur la dernière seconde score au-dessus de votre seuil un capteur
  • Le lâcher face au mur. Un mur nu, à un ou deux mètres. Toute l'attention va au guidon, qui doit rester immobile dans le cran de mire — l'encoche de la hausse — au moment du déclic. S'il plonge ou dévie, la répétition est ratée.
  • La pièce sur la culasse. Une pièce posée à plat sur la culasse, près du guidon, tombe au moindre à-coup. Réussi si elle reste. Sur une arme dont la détente ne se réarme qu'en manœuvrant la culasse, la pièce se replace à chaque répétition ; le réarmement d'une détente décide du rythme de l'exercice.
  • La visée et le lâcher au par time. Le timer donne un départ, puis un second signal après un délai fixé : le par time. Réussi si le déclic part avant ce second signal, organes de visée alignés. Un shot timer suffit pour cela.
  • La mise en joue au par time. Même règle, mais depuis la position de départ que fixe le règlement de votre discipline. L'exercice mesure l'enchaînement entier, pas le seul lâcher.
  • La tenue et le lâcher sur capteur. SCATT, un capteur optique monté sur l'arme, trace le parcours du point de visée sur la cible, avant et après le coup, et isole la dernière seconde avant le départ7. Son indicateur S1 mesure la longueur de ce tracé sur cette seconde8. Mantis, lui, note chaque coup sur 100 selon l'écart au point visé pendant la pression sur la détente ; le 100 est, selon le fabricant, « basically impossible unless locked in a vise »9.

Une note de capteur ne se compare qu'avec une note du même appareil, réglé de la même façon. Et quel que soit l'outil, une question demeure : combien de répétitions faut-il pour qu'une note veuille dire quelque chose ?

Dix répétitions ne mesurent presque rien

Sept réussites sur dix. Le chiffre a l'air d'une mesure. Il n'en a que l'air.

Derrière ce 70 % observé se cache votre vrai taux, celui que vous obtiendriez sur des milliers de répétitions. Un calcul donne la fourchette où il a de bonnes chances de se trouver : l'intervalle de Wilson à 95 %, que le manuel statistique du NIST présente comme recommandé dans pratiquement tous les cas1011.

Pour un 7 sur 10, cette fourchette va de 40 à 89 %. Vous pourriez aussi bien réussir moins d'une fois sur deux que presque neuf fois sur dix.

Ce que vaut un « 7 sur 10 » selon le nombre de répétitions

Taux de réussite observé : 70 %. Fourchette à 95 % calculée par la méthode de Wilson. Un calcul, pas une mesure : il vaut pour n'importe quel exercice noté réussi ou raté

Borne haute Taux observé Borne basse
90 %60 %30 %0 %Borne haute, 10 répétitions — 89,2 %Borne haute, 50 répétitions — 80,9 %Borne haute, 100 répétitions — 78,1 %Borne haute, 200 répétitions — 75,9 %Taux observé, 10 répétitions — 70 %Taux observé, 200 répétitions — 70 %Borne basse, 10 répétitions — 39,7 %Borne basse, 50 répétitions — 56,2 %Borne basse, 100 répétitions — 60,4 %Borne basse, 200 répétitions — 63,3 %89,2 %80,9 %78,1 %75,9 %70 %70 %39,7 %56,2 %60,4 %63,3 %050100150200 répétitions

La fourchette est l'intervalle de confiance de Wilson à 95 %, que le manuel statistique du NIST présente comme recommandée pour pratiquement toutes les tailles d'échantillon10, et que documentent aussi les logiciels de statistique11. Elle se resserre lentement : il faut quadrupler le nombre de répétitions pour la diviser à peu près par deux.

Voir les données
RépétitionsRéussitesTaux observéVrai taux, fourchette à 95 %
10770 %40 à 89 %
201470 %48 à 85 %
302170 %52 à 83 %
503570 %56 à 81 %
1007070 %60 à 78 %
20014070 %63 à 76 %

La vraie question est plus difficile encore : ai-je progressé ? Entre une séance à 60 % et une séance à 80 %, les deux fourchettes ne cessent de se chevaucher qu'autour de cent répétitions chacune. En dessous, le progrès peut être réel ou tenir du hasard, et rien ne permet de trancher.

Le critère des fourchettes disjointes est prudent. Pour un tireur seul avec son carnet, c'est une qualité : il ne vous fera jamais croire à un progrès qui n'existe pas.

Pourquoi la plupart des séances de tir à sec ne prouvent rien. Une séance ordinaire compte quelques dizaines de déclics, jugés au ressenti, et se compare de mémoire à la précédente. Trois défauts à la fois : trop peu de répétitions, pas de règle de réussite écrite, pas de trace. Le protocole qui suit corrige les trois.

Le protocole de mesure : des blocs de cent

Cinq étapes, à suivre dans l'ordre :

  1. Un exercice, une règle de réussite. Écrite avant de commencer, jamais modifiée en cours de bloc.
  2. Des conditions figées. Même arme, même cartouche de manipulation, même distance au mur ou à la cible, même par time.
  3. Des séries de 20, notées sur-le-champ. Cinq séries font un bloc de 100. Elles peuvent s'étaler sur plusieurs jours.
  4. Comparer des blocs, jamais des séries. 70 réussites sur 100, puis 90 sur 100 : là, les deux fourchettes se séparent, et quelque chose a bougé. Entre 70 et 84, elles se chevauchent encore.
  5. Une seule variable à la fois. Au-delà de 90 réussites sur 100, raccourcir le par time d'un dixième de seconde, ou durcir la règle. Ce seuil et ce pas sont un choix de protocole, pas une norme ; ce qui compte, c'est de les garder.

Le carnet tient sur une page, une ligne par série :

Colonne Ce que vous y notez
Date le jour de la série
Exercice un des cinq, toujours nommé de la même façon
Conditions le par time, la distance, l'arme
Réussites sur 20, notées tout de suite
Remarque ce qui a changé : l'heure, la fatigue, l'arme

Certains timers entendent même le déclic. AMG Lab l'annonce pour son Commander, « sensitive enough to pick up dry fire »12. Le temps remplace alors le taux : vingt temps notés donnent une moyenne et un écart-type — la dispersion typique de vos temps autour de cette moyenne. Dans un tableur en français, la fonction s'appelle ECARTYPE.STANDARD : elle évalue l'écart-type « en se basant sur un échantillon »13.

Si la moyenne baisse pendant que l'écart-type grossit, vous êtes plus rapide en moyenne et moins régulier. Le bloc suivant dira si la tendance tient.

Timer ou capteur : aucun outil ne mesure tout

Aucun outil ne mesure tout. Chacun a un angle mort, bon à connaître avant d'acheter.

Outil Ce qu'il mesure Ce qu'il ne mesure pas
Aucun (mur, pièce) réussi ou raté, jugé à l'œil ce que l'œil ne voit pas
Timer au par time le respect d'une limite de temps la qualité du lâcher
Timer qui entend le déclic un temps à chaque répétition la qualité du lâcher
Capteur de mouvement le mouvement de l'arme pendant la pression, noté sur 100 si vous visiez juste
Capteur optique le tracé du point de visée sur la cible, avant et après le coup ce que coûterait le recul

La dernière ligne vaut pour tous. À sec, il n'y a ni détonation ni recul : aucun outil ne peut mesurer ce que l'exercice a retiré.

Le prix de ces outils va de zéro à plus de 1 500 € :

Outil Prix
Aucun (mur, pièce) 0 €
Timer au par time 160 à 260 €18
Timer qui entend le déclic 189 $12
Capteur de mouvement 248 à 363 €19
Capteur optique 1 573 €20

Le plus simple des cinq outils — un mur et un carnet — suffit à appliquer le protocole. Le capteur ajoute de la finesse, pas de la rigueur. La rigueur vient des blocs de cent.

Exercices et score : deux études, aucune concluante

La réponse honnête tient en deux études, et aucune ne suffit.

La première, publiée en 2023, porte sur trente élèves de 14 à 16 ans d'un établissement de Yavatmal, en Inde, répartis en deux groupes de quinze. Le groupe à sec s'entraîne 45 minutes, cinq jours par semaine, pendant six semaines. Au test final, à la carabine .22 LR à 10 mètres, il obtient 12 points de moyenne, contre 7,47 pour le groupe témoin14. Le résultat va dans le bon sens. Un seul établissement, des débutants, une revue d'ingénierie généraliste : il ne va pas plus loin.

La seconde tient à peine du nom d'étude. En janvier 2016, un institut d'entraînement met trois membres de son équipe à l'épreuve : deux tirent à sec trente minutes trois jours de suite, la troisième ne fait rien. Au test de tir réel, c'est elle qui progresse le plus : +60 % et +83 % de réussite, contre +6 % et −20 %, puis 0 % et +50 % pour les deux autres15. Les auteurs le disent eux-mêmes : « these results were not statistically significant ».

Une étude favorable sur trente adolescents, une contre-épreuve à trois personnes. Aucune des deux ne dit ce que le tir à sec vous rapportera, à vous. Notre plan de progression en douze semaines faisait déjà le même constat du côté des fédérations. Votre propre bloc de cent le dira mieux qu'elles.

Durée des exercices : aucune norme, 30 à 60 minutes

Aucune durée n'est établie. Les chiffres qui circulent sont des avis.

Jim Wilson, pour la NRA, juge que trois à quatre séances par semaine suffisent « probably »1, de dix à quinze minutes chacune. Soit 30 à 60 minutes par semaine. L'étude indienne en imposait 225, quatre à huit fois plus14.

Entre les deux, votre carnet tranche. Si la dernière série tombe plus bas que les premières, séance après séance, la séance est trop longue.

Le tir à sec ne remplace ni le recul ni le stand

Le recul, d'abord, et la détonation. Ils n'existent pas à sec, et c'est tout l'intérêt de l'exercice comme sa limite.

Les règles du stand, ensuite. Au club, la FFTir n'autorise le tir à sec « qu'au pas de tir, en direction des cibles »3. En compétition ISSF, il reste permis pendant le tir de match5. En finale, hors des temps prévus pour cela, il coûte un point — un impact en finale de pistolet 25 m. Et le tir à sec hors de la zone prévue peut valoir la disqualification5.

L'administration, enfin. Les trois séances contrôlées d'une première demande d'autorisation se déroulent au sein d'une association agréée, sous le contrôle du club. Aucun exercice fait chez soi n'y entre.

Ce que le tir à sec apporte, selon la discipline

Au pistolet à air, à 10 mètres, l'exercice suppose une arme dotée d'un mode de tir à sec. Le lâcher face au mur, par blocs de cent, se passe de tout capteur.

À 25 mètres ou en percussion centrale, la cartouche de manipulation protège la chambre, et la pièce sur la culasse juge le lâcher. Pour une arme en .22 LR, la notice dit ce qu'elle supporte.

En tir sportif de vitesse, la mise en joue au par time mesure l'enchaînement entier, depuis la position de départ de la discipline ; le par time se raccourcit d'un dixième de seconde à chaque bloc qui dépasse 90 sur 100.

Dans les trois cas, la première séance sert à écrire la règle de réussite ; la mesure commence à la deuxième.

Le règlement en vigueur fait foi. Les règles citées sont celles du règlement ISSF, édition 2025 en vigueur au 1er juillet 2026, et de la page de la FFTir du 20 octobre 2022. Pour ce que votre arme supporte, la notice du constructeur l'emporte sur toute consigne générale, celles de cet article comprises.

Sources 20 références

Les règles de tir ont été relues dans les textes de l'ISSF et de la FFTir. Ce que chaque arme supporte vient de la notice ou de la page officielle de son constructeur. La fourchette de Wilson est recalculée à partir de la formule publiée par le NIST, recoupée par une seconde documentation statistique. Les pages de fabricants de capteurs et de timers sont signalées ⚠️ : elles décrivent leur produit. Les prix, relevés chez des vendeurs le 23 septembre 2026, le sont aussi : ils changent sans préavis.

  1. NRA Family — « How to Dry-Fire Your Gun Safely », Jim Wilson, 27 mars 2024 : toutes les munitions de l'arme dans une autre pièce, arme vérifiée « several times », cartouches factices recommandées pour les armes à percussion annulaire et les vieux revolvers à simple action, séances de 10 à 15 minutes, trois à quatre fois par semaine « probably plenty ». ⚠️ Avis d'un rédacteur, pas une norme.
  2. Sturm, Ruger & Co. — notice du pistolet Mark IV (PDF) : cartouche .22 Long Rifle qui part quand le percuteur frappe « the relatively soft cartridge case rim » ; page 14, « Dry Firing » : chambre et chargeur vides, tir à sec admis « in moderation », cartouche de manipulation « for extensive dry-fire practice » ; règles de sécurité : « Be sure of the bullet stop behind your target, even when dry-firing ».
  3. FFTir — règles de sécurité, « L'arrivée au pas de tir », 20 octobre 2022 : le tir à sec, « exercice de lâcher sans cartouche en protégeant la chambre de l'arme », n'est autorisé « qu'au pas de tir, en direction des cibles » ; en compétition, l'arbitrage met un lieu à disposition.
  4. Glock — questions fréquentes des propriétaires : « It's ok to dry fire your GLOCK pistol, but we recommend using a snap cap or dummy round if you will be dry firing for a long period of time. »
  5. ISSF — Rule Book, édition 2025, second tirage 07/2026, en vigueur au 1er juillet 2026 (PDF) : règle 6.2.4.1, définition du tir à sec, y compris pour les armes à air ou à gaz munies d'un dispositif de lâcher sans libération de la charge, et disqualification possible hors zone désignée ; règle 6.11.1.2 b), tir à sec permis pendant le tir de match ; règle 6.17.1.14 e), en finale, un point de pénalité — un impact en finale de pistolet 25 m — hors des temps prévus.
  6. Carl Walther — fiche du pistolet à air LP500 : « Dry firing mode » parmi les équipements. ⚠️ Source commerciale.
  7. SCATT — « What is SCATT » : capteur optique monté sur l'arme, tracé du point de visée avant et après le coup, mise en évidence de la dernière seconde, entraînement à sec « without ammunition ». ⚠️ Source commerciale.
  8. SCATT — logiciel SCATT Basic : l'indicateur S1 « shows the length of the aiming trace for one second before the shot ». ⚠️ Source commerciale.
  9. Mantis — « How Does MantisX Work? » : capteurs de mouvement, suivi de l'arme pendant la pression sur la détente, chaque coup noté selon l'écart au point visé, « The perfect score is 100 (basically impossible unless locked in a vise) ». ⚠️ Source commerciale.
  10. NIST/SEMATECH — e-Handbook of Statistical Methods, section 7.2.4.1, « Confidence intervals » : formule de Wilson pour l'intervalle de confiance d'une proportion, recommandée « for virtually all combinations of n and p », à côté de l'approximation normale classique.
  11. NCSS — documentation du logiciel PASS, « Confidence Intervals for One Proportion » (PDF) : intervalle de score de Wilson, « based on inverting the z-test for a single proportion ».
  12. AMG Lab — page du timer Commander : « Commander is sensitive enough to pick up dry fire », sensibilité réglable ; prix relevé le 23 septembre 2026 : 189,00 $ US, toutes couleurs, en attente de réassort (« backorder »). ⚠️ Source commerciale, allégation du fabricant.
  13. Microsoft — fonction ECARTYPE.STANDARD : « évalue l'écart type d'une population en se basant sur un échantillon », méthode « n-1 ».
  14. Pradip Saini, T. Onima Reddy, Vikram Singh — « Influence of Dry Fire Practice on Rifle Shooting Performance of School Going Students », International Journal for Research in Applied Science & Engineering Technology, 2023 : 30 élèves de 14 à 16 ans d'un établissement de Yavatmal, deux groupes de 15, 45 minutes cinq jours par semaine pendant six semaines ; test final à la carabine .22 LR à 10 mètres, 12 ± 3,84 contre 7,47 ± 2,45. ⚠️ Petit échantillon, un seul établissement.
  15. Mountain Tactical Institute — « Dry Fire Mini-Study Results », janvier 2016 : trois participants, deux au tir à sec 30 minutes trois jours de suite, une témoin ; au tir réel, +60 % et +83 % pour la témoin, +6 % et −20 %, puis 0 % et +50 % pour les deux autres ; « these results were not statistically significant ». ⚠️ Mini-étude hors revue, non significative de l'aveu de ses auteurs.
  16. Terräng Armurerie — 5 cartouches de manipulation 9x19 mm rouges A-Zoom, relevé le 23 septembre 2026 : 27,00 € le lot de cinq, en rupture sur le site et disponible en magasin. ⚠️ Donnée commerciale.
  17. Armurerie de la Bourse — cartouches de manipulation A-Zoom .22 LR par six, relevé le 23 septembre 2026 : 20,00 € le lot de six, en stock. ⚠️ Donnée commerciale.
  18. IPSCStore — catégorie des timers de tir, relevée le 23 septembre 2026 : Special Pie M1A2-W+ Gen2 à 159,95 €, CED7000 GEN-2 à 160,03 € (176,04 € avec RF), DAA EDGE à 259,95 € ; le Commander d'AMG Lab y est en rupture. ⚠️ Donnée commerciale.
  19. Terräng Armurerie — systèmes d'entraînement Mantis, relevé le 23 septembre 2026 : Mantis X3 à 247,50 €, Mantis X10 Elite à 363,00 €. ⚠️ Donnée commerciale.
  20. Armurerie Fontaine — SCATT MX-02, relevé le 23 septembre 2026 : 1 573,00 €. ⚠️ Donnée commerciale.

Questions fréquentes

Le tir à sec abîme-t-il un pistolet ?

Quelques déclics, non, pour les armes dont le constructeur l'autorise. Glock écrit qu'on peut tirer à sec avec ses pistolets, en recommandant une cartouche de manipulation pour un entraînement prolongé. Ruger dit la même chose de son Mark IV, en .22 LR : tir à sec « avec modération », cartouche de manipulation pour un entraînement intensif. La notice de votre arme fait foi, surtout pour une arme à percussion annulaire.

Combien de temps faut-il consacrer au tir à sec ?

Aucune durée n'est établie. Un rédacteur de la NRA estime que 10 à 15 minutes, trois à quatre fois par semaine, suffisent probablement. Une étude indienne favorable au tir à sec faisait travailler ses élèves 45 minutes, cinq jours par semaine. Le bon repère est le vôtre : si vos dernières séries tombent régulièrement plus bas que les premières, la séance est trop longue.

Combien de répétitions faut-il pour savoir si l'on progresse ?

Une centaine par bloc. Sur dix répétitions, un 7 sur 10 laisse le vrai taux entre 40 et 89 % ; sur cent, entre 60 et 78 %. Pour distinguer une séance à 60 % d'une séance à 80 % sans que les deux fourchettes se chevauchent, il faut environ cent répétitions de chaque côté.

Peut-on tirer à sec avec un pistolet à air comprimé ?

Oui, si l'arme a un mode prévu pour cela. Le règlement ISSF définit le tir à sec d'une arme à air ou à gaz comme le lâcher d'une détente munie d'un dispositif qui ne libère pas la charge d'air ou de gaz. Le pistolet à air Walther LP500, par exemple, affiche ce mode parmi ses équipements.

Le tir à sec compte-t-il dans les séances contrôlées ?

Non. Les trois séances contrôlées de la première demande d'autorisation se déroulent au sein d'une association agréée, sous le contrôle du club. Un exercice fait chez soi n'y entre pas, quelle que soit sa durée.