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Carnet de tir PDF : le modèle à télécharger et ce qu'il doit contenir

Publié le · 36 min de lecture · Anthony Baillon

Vérifié par un armurier

Aucun texte ne prescrit plus de modèle de carnet de tir au tireur sportif depuis le 30 avril 2020. Si votre club en tient un, c'est le sien qui fait foi, et un carnet de tir PDF ne le remplace pas, il sert au suivi personnel. Les seules mentions qu'un texte ait imposées ont disparu en 2020.

0 modèle de carnet prescrit au tireur sportif
1er juillet 2020 fin de l'obligation de carnet
1 650 clubs libres de leur support
Sur sept mentions d’un carnet de tir, trois ont été imposées par un texte jusqu’en 2020 — date de la séance, signature du contrôleur, coordonnées du club — tandis que le cachet du club, jamais imposé, est réclamé par huit documents de clubs sur neuf.
La mention la plus exigée n’a jamais été obligatoire ; celle que le code imposait manque à un tiers des documents. © Oplo

Le carnet de tir n'a plus de modèle officiel

Deux dates, deux textes, deux mois d'écart. Le modèle du carnet de tir disparaît le 30 avril 2020 ; l'obligation d'en détenir un disparaît le 1er juillet 2020. Confondre les deux explique une bonne part de ce qui circule encore sur le sujet.

Le modèle était annexé à un arrêté. L'article 4 de l'arrêté du 16 décembre 1998 disposait que « les modèles du carnet de tir et du registre journalier […] sont annexés au présent arrêté »3. Cet arrêté est abrogé le 30 avril 2020 par l'article 7 de l'arrêté du 28 avril 2020, qui le nomme dans un intitulé mentionnant expressément le carnet de tir24.

Un détail change tout pour qui cherche un modèle à imprimer : ces annexes n'ont jamais été publiées au Journal officiel. La note (1) du texte précisait : « Ces annexes peuvent être consultées dans les directions départementales de la jeunesse et des sports »3, services qui n'existent plus sous ce nom. Nous n'en avons trouvé aucune reproduction fiable : il n'a jamais existé de carnet de tir PDF officiel, même avant 2020.

L'obligation, elle, figurait ailleurs — à l'ancien article R312-43, en vigueur du 11 mai 2017 au 1er juillet 2020, qui imposait « un carnet de tir indiquant la date de chaque séance contrôlée de pratique du tir »5. C'est le décret n° 2020-486 du 28 avril 2020 qui l'abroge, avec effet au 1er juillet 202067.

Date Ce qui change Texte Effet pour le tireur
16 décembre 1998 Les modèles du carnet et du registre journalier sont annexés à un arrêté Arrêté du 16 décembre 1998, art. 43 Modèle non publié au JO, consultable en direction départementale
11 mai 2017 Dernière version de l'article R312-43, qui porte l'obligation de carnet depuis bien avant Décret n° 2017-909 du 9 mai 20175 Carnet obligatoire, portant la date de chaque séance contrôlée
30 avril 2020 L'arrêté de 1998 est abrogé : plus aucun modèle n'est prescrit Arrêté du 28 avril 2020, art. 724 Le carnet reste obligatoire — mais sans modèle
1er juillet 2020 L'article R312-43 est abrogé Décret n° 2020-486, art. 3 et 137 Plus d'obligation de détenir un carnet de tir

Deux mois pendant lesquels le carnet est resté obligatoire sans modèle. Du 30 avril au 1er juillet 2020, la situation était littéralement celle-là : l'obligation a survécu à son support. La suppression a d'ailleurs été silencieuse — ni le décret n° 2020-486 ni sa notice n'emploient les mots « carnet de tir »7.

Une ligue régionale l'avait annoncée dès le 7 mai 2020 : « le Carnet de tir et sa vérification par l'Administration seront purement et simplement supprimés »20. L'Union française des amateurs d'armes a fini par coiffer ses anciennes pages d'un bandeau : « Ces articles ne sont plus d'actualité, la règlementation ayant changée »23.

Deux articles souvent confondus, y compris par nous. On lit régulièrement que l'obligation de carnet reposait sur l'article R312-41, abrogé par le décret n° 2023-557 du 3 juillet 2023. C'est inexact sur les deux points.

R312-41 autorisait les tireurs sportifs à détenir des armes de poing à percussion annulaire à un coup « dans la limite de dix » : il plaçait dix armes hors quota et ne mentionnait pas le carnet8. Le décret de 2023 l'abroge bien, mais il ne contient nulle part l'expression « carnet de tir »9. Le carnet était à R312-43, et il est tombé trois ans plus tôt.

Ce que le carnet de tir doit contenir

Trois éléments seulement ont été imposés par un texte, et tous ont disparu en 2020 : la date de chaque séance contrôlée5, une mention du contrôleur attestant le contrôle, et le report des noms et coordonnées du club sur le carnet4. Le reste — signature, cachet, nombre de coups, calibre, discipline — relève de l'usage. Cela ne le rend pas inutile : ce sont précisément ces mentions que votre club regarde.

Ce que les documents de clubs demandent au carnet de tir

Relevé du 30 juillet 2026 sur neuf documents réellement ouverts — sept clubs, une ligue, un blog ; ce n'est pas un échantillon représentatif

Cachet ou tampon du clubDate de la séanceNom et signature du contrôleurMinimum de 40 coupsArme ou calibre utiliséDiscipline pratiquée8 documents sur 9 demandent le cachet du club — le cachet lui-même n'a jamais été prescrit6 documents sur 9 mentionnent la date — la seule mention que le code lui-même ait exigée6 documents sur 9 demandent le nom et la signature de la personne habilitée6 documents sur 9 évoquent un minimum de 40 cartouches — usage de clubs et de liguesAucun des 9 documents ne demande d'inscrire l'arme ou le calibre ; deux prescrivent seulement avec quelle arme tirerAucun des 9 documents relevés ne demande la discipline pratiquée8 documents6 documents6 documents6 documents0 documents0 documents0 documents2,25 documents4,5 documents6,75 documents9 documents

Trois éléments seulement ont été imposés par un texte, et tous ont disparu en 2020 : la date de chaque séance contrôlée, à l'ancien article R312-435 ; puis, à l'article 3 de l'arrêté du 16 décembre 1998, une mention du contrôleur attestant le contrôle, et le report des noms et coordonnées du club sur le carnet4. La date n'apparaît que dans deux tiers des documents relevés, à égalité avec le minimum de 40 coups, qui ne repose sur aucun texte212425. Relevé daté, pas statistique : neuf documents ouverts un jour donné, sans prétention de représentativité.

Voir les données
MentionDocuments qui la demandentPrescrite par un texte ?Utile au tireur ?
Cachet ou tampon du club8 sur 9Le cachet non ; les coordonnées du club, oui, jusqu'en 2020Oui — c'est la trace du contrôle
Date de la séance6 sur 9Oui, jusqu'au 1er juillet 2020Oui — l'espacement des deux mois s'y calcule
Nom et signature du contrôleur6 sur 9La signature non ; une mention du contrôleur, oui, jusqu'en 2020Oui — identifie qui a validé
Minimum de 40 coups6 sur 9JamaisNon — usage de clubs et de ligues
Arme ou calibre utilisé0 sur 9JamaisOui — suivi du quota de munitions
Discipline pratiquée0 sur 9JamaisOui — suivi d'entraînement

Nous avons ouvert neuf documents qui décrivent le remplissage d'un carnet — sept pages ou imprimés de clubs, une page de ligue, un article de blog — et relevé ce que chacun demande. Voici ce qu'il faut retenir de ce relevé, mention par mention.

  • La date de la séance. La seule que le code lui-même ait exigée, et pourtant absente d'un tiers des documents relevés. C'est elle qui rend l'espacement de deux mois vérifiable.
  • Le nom et la signature du contrôleur. Six documents sur neuf. Une ligue régionale décrit la manœuvre : « le responsable du contrôle valide le carnet de tir en y apposant son nom, sa signature, la date, le cachet du club »21.
  • Le cachet du club. La mention la plus réclamée — huit documents sur neuf — alors qu'aucun texte n'a jamais imposé le cachet lui-même, mais seulement le report des noms et coordonnées du club4. Un club de Gironde en fait sa règle de lecture : « Chaque tampon est la preuve d'un tir contrôlé »28.
  • Le nombre de coups. Six documents sur neuf annoncent 40 cartouches minimum. Ce chiffre ne repose sur rien de réglementaire.
  • L'arme et le calibre. Aucun des neuf ne demande de les inscrire. Deux prescrivent seulement avec quelle arme tirer — « les mêmes caractéristiques que l'arme détenue »24, « l'arme de plus gros calibre en sa possession »28 — sans jamais demander de l'écrire. Ce sont pourtant les colonnes qui servent au tireur : suivi d'entraînement, et consommation par arme.
  • La discipline pratiquée. Aucun des neuf non plus.

Les 40 coups sont un usage, pas une obligation. L'arrêté du 28 avril 2020 est muet sur le nombre de cartouches, comme sur le calibre et la discipline1. Le chiffre circule pourtant avec une précision qui trompe : « par le tir de quarante (40) cartouches, sur cible papier, sur gong métallique, ou plateaux »24.

Un club peut parfaitement l'imposer, et une ligue le fait21 : c'est alors une règle interne, à respecter comme telle — sans la prendre pour la loi.

Séances contrôlées : ce que le carnet en garde

La règle de fond est traitée à part, dans notre article sur la règle des trois séances contrôlées. Ici, seule compte sa conséquence documentaire : ce que votre carnet doit pouvoir montrer.

Pour une première demande, l'article 3 de l'arrêté du 28 avril 2020 exige la participation, « au cours des douze mois précédant sa demande, à trois séances contrôlées de pratique du tir, espacées d'au moins deux mois »1. Le carnet doit donc porter trois dates, et permettre de vérifier deux écarts. Rien de plus, rien de moins.

Pour un renouvellement, l'article 4 ne fixe aucun nombre : il parle de pratique régulière, et seule une « absence de pratique du tir pendant douze mois consécutifs au moins » fait obstacle à l'avis favorable1. La FFTir en tire la conclusion elle-même : « Un tir par an, au moins, demeure donc nécessaire »15. Une page annuelle suffit largement à le documenter.

Attention à un glissement très répandu, et antérieur à 2020 : le décompte par année civile. Un imprimé de club de 2017 écrit « Année civile (01/01 au 31/12) » alors que l'arrêté de 1998 qu'il citait parlait déjà des douze mois précédant la demande244. Une page par année reste pratique pour classer, mais la fenêtre qui compte est glissante.

Enfin, le carnet ne prouve pas votre assiduité. C'est l'avis favorable, « délivré par le président de la Fédération française de tir », qui « vaut attestation de l'assiduité au tir du demandeur et de sa capacité à détenir et à utiliser une arme en sécurité »1. Votre club, lui, signe l'avis préalable qui accompagne la demande1415. Le carnet ne fait que l'alimenter, comme le rappelle notre parcours détaillé de l'autorisation d'arme de catégorie B.

Notre modèle de carnet de tir à télécharger

Avant de le présenter, une mesure de l'existant. Nous avons consulté six pages qui ressortent sur la requête, et cherché un modèle imprimable partout où il aurait dû se trouver.

Ce que donnent six pages consultées sur la requête

Relevé du 30 juillet 2026 sur six pages consultées pour la requête « carnet de tir » — trois clubs, deux ligues, un blog

Décrivent le remplissageCitent un article ou un arrêtéExactes sur le droit en vigueurDatent la suppressionProposent un modèle imprimable4 pages sur 6 décrivent les mentions et la procédure de validation2 pages sur 6 citent des textes ; l'une ne cite que des textes abrogés1 page sur 6 est exacte sur l'état du droit : une ligue régionale, en mai 20201 page sur 6 donne une date : l'entrée en vigueur au 1er juillet 2020Aucune des 6 pages ne propose de modèle de carnet à imprimer4 pages2 pages1 pages1 pages0 pages0 pages1,5 pages3 pages4,5 pages6 pages

Le constat le plus embarrassant tient en deux lignes du tableau : les quatre pages qui expliquent comment remplir un carnet ne citent aucun texte à jour, et la seule qui cite des articles les cite abrogés35. La seule page exacte, celle d'une ligue, ne décrit pas le remplissage et s'arrête à mai 202020. Le même auteur écrit d'ailleurs, dans un article jumeau publié en octobre 2025, que « la disparition du carnet de tir est immédiate » avant de présenter le carnet comme requis pour une première demande36. Relevé fait par nous, page par page, à la date indiquée.

Voir les données
Page relevéeRemplissageTexte citéDroit à jourDate de la suppressionModèle
Blog (réf. 35) ⚠️OuiOui, mais abrogésNonNonNon
Club, page « documents téléchargeables » (réf. 25)OuiNonNonNonNon
Club, page « Le carnet de tir » (réf. 26)OuiNonNonNonNon
Ligue régionale (réf. 21)OuiNonNonNonNon
Ligue FFTir Centre (réf. 20)NonOui, à jourOuiOui — 1er juillet 2020Non
Club, page du 1er juillet 2020 (réf. 29)NonNonEn partieNonNon

Le résultat est constant. Une page de club intitulée « documents téléchargeables » ne propose, en fait de carnet, qu'un PDF sur la création d'un compte SIA25. Une page de formulaires de club particulièrement fournie — vingt documents répartis en trois rubriques — ne contient ni modèle de carnet ni fiche de séances32. Un site entièrement consacré aux ressources à imprimer pour le tir sportif propose des cibles, des fiches techniques, du mental, et aucun carnet33.

Nous avons donc fabriqué le nôtre, en partant du relevé de mentions plutôt que d'un souvenir du modèle de 1998. Trois pages A4, sans couleur, imprimables sur n'importe quelle imprimante de bureau.

  • Un en-tête d'identité : nom et prénom, saison, club, numéro de licence — ce dernier facultatif.
  • Six colonnes, toutes remplies par vous : date, club ou stand, discipline, arme et calibre, coups, observations.
  • Soixante et une lignes de séances : treize sur la première page, qui porte aussi l'avertissement, puis vingt-quatre sur chacune des deux pages de suite.
  • L'avertissement en tête du document, qui rappelle les deux abrogations de 2020 et le fait que le modèle n'est pas une pièce du dossier préfectoral.
  • Aucune case de visa, aucun emplacement de tampon : le document ne prétend pas recueillir un contrôle, et ne peut donc pas être pris pour un carnet de club.

Télécharger le modèle de suivi des séances de tir (PDF, 3 pages A4)

Ce modèle n'atteste rien, et n'a aucun caractère officiel. Le document qui compte pour votre dossier est l'avis favorable, délivré par le président de la Fédération française de tir1, sur la base de l'avis préalable que signe votre club14. Ce modèle n'est pas une pièce du dossier préfectoral et ne peut être exigé à ce titre. Si votre club tient un carnet, c'est le sien qui fait foi, et lui seul : notre modèle est un support de suivi personnel, il ne le remplace pas et ne vaut aucune attestation.

Vous ne lirez sur ce PDF ni « conforme à l'arrêté », ni « officiel », ni « homologué FFTir », pour une raison simple : plus aucun modèle n'est prescrit au tireur sportif depuis le 30 avril 2020, et la fédération n'en diffuse aucun15. Méfiez-vous de tout document tiers qui prétendrait le contraire.

Ce qu'un carnet de tir PDF ne peut pas faire

La question n'est pas de savoir si un carnet est joli, mais qui prouve quoi. Répartir les rôles évite la plupart des mauvaises surprises au guichet.

Document Ce qu'il prouve Qui le délivre Base
Avis favorable L'assiduité au tir et la capacité à détenir une arme en sécurité Le président de la Fédération française de tir Arrêté du 28 avril 2020, art. 21
Avis préalable, « feuille verte » Rien par lui-même ; il accompagne la demande, cachet-signature du club de moins de trois mois Le club, sur imprimé fédéral Exigé par les préfectures14
Liste nominative des séances La participation aux séances contrôlées Le club, tenue à disposition de la FFTir et de l'État Arrêté du 28 avril 2020, art. 31
Licence de tir en cours de validité Le titre de transport légitime Le club, pour la FFTir R315-2 du code de la sécurité intérieure10
Carnet de tir tenu par le club Rien en droit ; la trace de vos passages, si le club le tient Le club, sur décision de son conseil d'administration Aucun texte15
Modèle PDF imprimé Rien ; c'est votre suivi personnel Vous Aucun texte

Du côté des préfectures, le constat est net. Une fiche de pièces à fournir pour une autorisation de catégorie B au titre du tir sportif énumère dix documents — cerfa, avis préalable, licence recto-verso, facture de coffre-fort, acte de naissance, identité, domicile — et pas un carnet de tir14. La fiche service-public F2250, vérifiée le 20 mars 2025, ne mentionne pas davantage de carnet11, et une page préfectorale mise à jour en février 2023 n'exige ni carnet ni registre journalier13.

Reste une raison très concrète de tenir un suivi personnel, et ce sont les clubs eux-mêmes qui l'écrivent. Un club du Haut-Rhin prévient que « les membres du comité, le Président, les personnes habilitées à valider les carnets de tir, ne peuvent êtres tenues responsables des négligences des tireurs »27. La charge de la preuve de vos dates revient donc à vous — sans qu'aucun document ne vous soit imposé pour la porter.

Remplir son carnet de tir sans erreur de date

Le carnet ne sert à rien s'il est rempli le jour du dépôt, de mémoire. Cinq réflexes suffisent à ce qu'il tienne.

  • Une ligne par séance, la date d'abord. C'est la seule mention que le code lui-même ait exigée5 ; c'est aussi celle qui décide de tout le reste.
  • Faire valider sur place. Le tampon se prend au stand, pas trois mois après.
  • Noter l'arme et le calibre, même si votre club ne le demande pas : c'est ce qui rend le carnet utile pour votre suivi et votre consommation.
  • Vérifier l'écart avant de repartir. Deux séances trop rapprochées, et la deuxième ne compte pas.
  • Ne pas raisonner en année civile. La fenêtre qui compte est celle des douze mois précédant votre demande1.

Sur l'écart, une précision arithmétique qui nous appartient. Le texte écrit « deux mois » et ne les convertit jamais en jours1 ; l'imprimé de club de 2017 écrit lui aussi « espace d'au moins deux (02) mois »24.

Comptés de date à date, deux mois valent de 59 à 62 jours selon le mois de départ : 59 du 1er février au 1er avril hors année bissextile, 62 du 1er juillet au 1er septembre. C'est un calcul calendaire de notre part, pas une lecture officielle du texte.

Le carnet n'est pas le seul document dont les dates comptent. Votre licence et votre certificat médical FFTir suivent leur propre horloge, et le renouvellement de la licence sa propre campagne : quatre calendriers qui ne se superposent pas.

Le tampon du club : qui signe et quand

Le texte désigne le contrôleur sans ambiguïté : « le président de l'association sportive agréée membre de la Fédération française de tir, ou une personne désignée par lui, est chargé de contrôler les séances de pratique du tir »1. En pratique, les clubs habilitent plusieurs membres du comité27, et le plus organisé des imprimés relevés prévoit l'« affichage dans le stand de la liste des personnes habilitées à valider les séances de tir »24.

Le geste, lui, est décrit de la même manière partout : nom, signature, date, cachet du club212527. C'est la seule séquence sur laquelle les documents de clubs s'accordent — alors qu'aucun texte ne l'a jamais décrite dans ces termes : l'arrêté de 1998 demandait une mention du contrôleur et le report des coordonnées du club, sans en fixer la forme4.

Le délai de trois mois ne porte pas sur votre carnet. Il porte sur l'avis préalable : une préfecture exige un « avis préalable de la Fédération Française de Tir en cours de validité (feuille verte originale) avec cachet-signature de la société de tir de moins de trois mois »14, qu'un club résume à sa façon — « ATTENTION, cet imprimé n'est valable que 3 mois »31.

Le même club ajoute une contrainte qui lui est propre : l'avis « ne pourra être donnée avant un délai minimum de six mois pour les nouveaux tireurs »31. Une ancienneté de club n'est pas une règle du code, mais elle se planifie comme telle.

Anthony Baillon Co-fondateur d'Oplo

Dans nos premières notes internes, j'avais écrit que l'obligation de carnet avait disparu avec le décret de 2023, sur la foi d'un article R312-41 que je n'avais pas ouvert. En le lisant enfin, j'ai découvert qu'il parlait de dix armes de poing à percussion annulaire, jamais de carnet. La bonne réponse tenait à deux textes et deux dates, à deux mois d'intervalle — et je les avais fondus en un seul.

L'autre erreur m'a coûté plus cher. J'avais un carnet tamponné, avec les dates, et rien d'autre : ni l'arme, ni le calibre, ni le nombre de coups. Le jour où j'ai voulu savoir combien j'avais tiré avec quelle arme dans l'année, mon carnet ne servait à rien. Les deux colonnes qui manquent dans tous les documents de club que nous avons relevés sont celles dont j'avais besoin.

Ce que votre club doit tenir à votre place

L'obligation documentaire n'a pas disparu : elle a changé d'épaules. L'article 3 de l'arrêté du 28 avril 2020 la met sur celles du club — « il tient à jour la liste nominative des personnes ayant participé à ces séances de pratique du tir. Cette liste est tenue à la disposition de la Fédération française de tir et des agents habilités de l'Etat »1. Aucune obligation de traçabilité ne pèse plus sur le tireur.

Deux précisions valent d'être posées, parce que plusieurs sources les confondent.

  • Il y a deux listes distinctes. Celle de l'article 3 porte sur les séances de pratique du tir ; celle de l'article 5 porte sur les formations initiales à la sécurité134. Les traiter comme une seule brouille les responsabilités.
  • Le registre du club n'est pas votre carnet. Le ministère de l'Intérieur note que la plupart des clubs ont choisi de tenir leur propre « registre d'assiduité » de leurs adhérents, vérifiable notamment en cas de procédure judiciaire, et rappelle que les présidents « engagent leur responsabilité, y compris pénale, dans la rédaction des nouvelles attestations »12.

Un public qui grandit, sans document de référence

Licenciés déclarés par la FFTir, saisons 2022-2023 et 2025-2026 ; chiffres d'auto-déclaration fédérale, à prendre comme tels

Saison 2022-2023Saison 2025-2026246 000 licences déclarées en 2022-2023Environ 294 000 licenciés déclarés en 2025-2026246 000 licenciés294 000 licenciés0 licenciés75 000 licenciés150 000 licenciés225 000 licenciés300 000 licenciés

Soit environ 48 000 licenciés de plus en trois saisons, près de 20 %18. Ces licences sont délivrées par « l'un des 1 650 clubs affiliés à la FFTir répartis sur les 13 régions et 28 Ligues françaises »19, et chacun décide seul, depuis 2020, du support sur lequel il garde la trace de vos passages15. Ces chiffres portent sur les licences, et ne disent rien du nombre de détenteurs d'armes de catégorie B.

Voir les données
SaisonLicenciés déclarésClubs affiliésModèles de carnet prescrits par un texte
2022-2023246 0000
2025-2026≈ 294 0001 6500

La fédération, elle, s'est abstenue de prescrire quoi que ce soit : elle « n'impose rien de plus que ce qui est prévu dans l'arrêté » et conseille aux clubs « de conserver une trace du passage de leurs membres par le moyen de leur choix (cahier de présence, badge d'entrée, carnet de passage etc.) », choix qui « résulte de la seule décision de leur Conseil d'administration »15. Voilà l'explication structurelle du désordre : mille six cent cinquante clubs, mille six cent cinquante décisions possibles19.

Le carnet survit dans des documents fédéraux, mais pas où on le croit. Deux dossiers de candidature au certificat de qualification professionnelle « Moniteur Tir Sportif », l'un du 29 janvier 2025, l'autre du 7 décembre 2025, demandent encore une « copie du Carnet de tir en cours de validité ou attestation d'assiduité » du président de club1617.

Deux nuances s'imposent : il s'agit d'une qualification professionnelle et non d'une demande d'autorisation d'arme, et le carnet y est explicitement une alternative à l'attestation. La version de décembre 2025 ajoute « conformément au Code de la Sécurité Intérieure en vigueur » — alors que le code en vigueur ne connaît plus le carnet du tireur sportif. Un club de Gironde écrit de son côté que « le Carnet de Tir n'est plus légalement obligatoire mais la ligue d'aquitaine a décidé de le maintenir »28.

Carnet de tir et transport : ce qui a changé

C'est l'affirmation la plus risquée qui subsiste en ligne, et elle est fausse depuis longtemps. Le titre de transport, c'est la licence. L'article R315-2 du code de la sécurité intérieure dispose que « la licence de tir en cours de validité délivrée par une fédération sportive […] vaut titre de transport légitime des armes, éléments d'arme, systèmes d'alimentation et munitions des catégories A, B et C », et il est en vigueur depuis le 1er août 201810.

La FFTir l'a écrit noir sur blanc dès mai 2020 : « Du fait de la suppression du Carnet de tir, l'obligation de détention de ce dernier lors du transport d'armes soumises à autorisation et sa présentation à première réquisition aux forces de police ou de gendarmerie sont évidemment abrogées »15. Une ligue régionale l'a relayé la même semaine20.

Des pages de clubs affirment encore le contraire, y compris en 2026. L'une d'elles, sur un site affichant une mise à jour au 3 juillet 2026, écrit que « la possession du "Carnet de tir", accompagné des autres titres de transport, est obligatoire pour tout transport d'une arme de catégorie B »26. Une autre, sans date ni référence, affirme qu'il est obligatoire pour une première acquisition en catégorie B30.

Aucune des deux ne cite de texte, et ni R315-1 ni R315-2 ne mentionnent le carnet10. Ce qu'il faut avoir sur soi, c'est la licence en cours de validité.

Du carnet papier au carnet de tir numérique

Rien n'oblige le papier. Sur le support de la liste nominative, l'UFA note qu'elle « pourra avoir la forme antérieure d'un registre papier, une feuille de présence émargée ou une liste informatisée, la règlementation ne le précise pas »22, et la fédération cite dans le même esprit le cahier de présence, le badge d'entrée ou le carnet de passage15. Trois familles de supports, aucune prescrite.

Aucune durée de conservation n'est fixée non plus. Ni l'arrêté, ni la fédération, ni les pages préfectorales consultées n'en prévoient une122. Nous préférons l'écrire plutôt que d'avancer un délai plausible : sur ce point, il n'y a pas de règle à respecter, seulement une prudence à exercer.

Le besoin, lui, n'est pas de nous. Une société de tir de Meurthe-et-Moselle l'a formulé sur sa propre page, datée du 1er juillet 2020 : « en attendant une solution digitale […] nous avons fait le choix comme beaucoup de clubs de garder le principe du carnet de tir sur lequel nous pouvons mettre un tampon lors de vos passages »29.

La même page écrit que « les séances de tirs contrôlés sont supprimées » : la formule mérite une correction, car seul leur support documentaire l'a été129.

Julien Mercier Relecteur technique

Ce qui me préoccupe le plus dans ce sujet n'est pas le modèle manquant, c'est la phrase sur le transport. Un tireur qui laisse sa licence chez lui parce qu'il a son carnet dans la sacoche s'expose pour de bon, et il l'a lu sur le site de son club. Un document mis en téléchargement doit donc être irréprochable sur ce qu'il ne prouve pas : le PDF ne porte aucune mention de conformité, et l'avertissement figure sur la page comme sur le document.

Le carnet de tir en deux dates et trois mentions

Deux dates, trois mentions, un signataire

Deux dates, pas une. Plus aucun modèle de carnet n'est prescrit au tireur sportif depuis le 30 avril 2020, et l'obligation d'en détenir un a disparu le 1er juillet 2020. Deux textes distincts, à deux mois d'intervalle : l'arrêté du 28 avril 2020 pour le modèle, le décret n° 2020-486 pour l'obligation.

Trois éléments seulement ont été exigés : la date de chaque séance contrôlée, une mention du contrôleur, les coordonnées du club. Le cachet, que huit des neuf documents relevés réclament, n'a jamais été imposé en tant que tel — ce qui ne vous dispense pas de l'obtenir, puisque c'est ce que votre club regarde.

Ce qui compte, c'est l'avis favorable du président de la fédération et la liste nominative que le club tient à votre place. Un carnet, papier ou PDF, ne vaut aucune attestation. Il vous évite l'erreur de calendrier, et c'est déjà beaucoup : trois séances mal espacées, ce sont deux mois d'attente en plus.

Et si un club vous affirme que le carnet est obligatoire, il n'a pas nécessairement tort à son échelle : une ligue ou une association peut le maintenir. C'est alors sa règle, et elle s'applique — mais elle ne vient pas du code.

Sources 36 références

Chaque texte a été relu sur Légifrance dans la version correspondant à la date citée, y compris les versions abrogées, pour établir les dates d'abrogation. Le relevé des mentions et celui des pages qui ressortent sur la requête portent sur des documents réellement ouverts le 30 juillet 2026 : ce sont des relevés datés, pas des échantillons représentatifs, et aucun classement de position n'a été mesuré. Les pages de clubs, de ligues et de blogs sont citées comme état de la pratique ou de la désinformation, jamais comme source de droit. Cliquez un appel de note dans le texte pour surligner la source correspondante.

  1. Légifrance — arrêté du 28 avril 2020 relatif aux avis favorables et aux attestations délivrés par les fédérations (JORF n° 0104 du 29 avril 2020, texte n° 31 ; en vigueur depuis le 30 avril 2020, non modifié) : art. 2 (« cet avis favorable est délivré par le président de la Fédération française de tir » et « vaut attestation de l'assiduité au tir du demandeur »), art. 3 (trois séances espacées d'au moins deux mois sur douze mois ; le président de l'association agréée « est chargé de contrôler les séances » et tient la liste nominative, tenue à la disposition de la FFTir et de l'État), art. 4 (renouvellement, « pratique régulière »), art. 5 (seconde liste, formations à la sécurité). Ni nombre de cartouches, ni calibre, ni discipline, ni durée de conservation.
  2. Légifrance — arrêté du 28 avril 2020, vue JORF, article 7 : abrogation de l'arrêté du 16 décembre 1998 « relatif au nombre minimum de séances contrôlées de pratique du tir, au carnet de tir et au registre journalier prévus par les articles R. 312-40 et R. 312-43 du code de la sécurité intérieure ». L'intitulé du texte abrogé nomme expressément le carnet. Art. 7 abroge également un arrêté de 1995.
  3. Légifrance — arrêté du 16 décembre 1998, dernière version en vigueur (29 avril 2020), art. 4 : les modèles du carnet de tir et du registre journalier « sont annexés au présent arrêté (1) », la note (1) précisant que « ces annexes peuvent être consultées dans les directions départementales de la jeunesse et des sports ». Annexes jamais publiées au Journal officiel.
  4. Légifrance — fiche et état d'abrogation de l'arrêté du 16 décembre 1998 : abrogé le 30 avril 2020 par l'arrêté du 28 avril 2020, art. 7. Art. 2 : trois séances contrôlées au moins, « espacées d'au moins deux mois », dans les douze mois précédant la demande. Art. 3 : le contrôleur atteste avoir contrôlé la séance « sous la forme […] d'une mention portée sur le carnet de tir », et « les noms et coordonnées de l'association sportive agréée sont reportés sur ces documents » — les deux seules mentions imposées en sus de la date, jusqu'au 30 avril 2020.
  5. Légifrance — code de la sécurité intérieure, section « Tir sportif », version au 30 juin 2020 : ancien art. R312-43, en vigueur du 11 mai 2017 au 1er juillet 2020 (décret n° 2017-909 du 9 mai 2017) — « un carnet de tir indiquant la date de chaque séance contrôlée de pratique du tir », registre journalier du club, et renvoi à un arrêté fixant « le modèle type ».
  6. Légifrance — section « Tir sportif », version au 1er juillet 2020 : R312-43 abrogé à cette date ; l'article R312-40 alors en vigueur ne mentionne ni séance contrôlée ni carnet de tir.
  7. Légifrance — décret n° 2020-486 du 28 avril 2020 relatif au système d'information sur les armes (JORF du 29 avril 2020) : art. 3 (abrogation de R. 312-43) et art. 13 (entrée en vigueur « le premier jour du troisième mois », soit le 1er juillet 2020). Ni le décret ni sa notice n'emploient les mots « carnet de tir ».
  8. Légifrance — section « Tir sportif », version au 31 décembre 2023 : art. R312-41, en vigueur du 1er août 2018 au 1er janvier 2024 — armes de poing à percussion annulaire à un coup « dans la limite de dix ». Cet article n'a jamais porté sur le carnet de tir.
  9. Légifrance — décret n° 2023-557 du 3 juillet 2023 (JORF du 5 juillet 2023) : art. 3, 3° (abrogation de R. 312-41) et art. 19 III (au plus tard le 1er janvier 2024). L'expression « carnet de tir » n'apparaît ni dans le décret ni dans sa notice.
  10. Légifrance — articles R315-1 et R315-2 du code de la sécurité intérieure, en vigueur depuis le 1er août 2018 : la licence de tir en cours de validité « vaut titre de transport légitime des armes […] des catégories A, B et C » ; interdiction du port des armes A et B hors cas prévus. Aucun des deux articles ne mentionne le carnet.
  11. Service-public.gouv.fr — armes de catégorie B pour un tireur sportif, fiche F2250 vérifiée le 20 mars 2025 : avis favorable de la FFTir, « lié à la pratique régulière du tir ». Aucun carnet de tir parmi les pièces, et pas de détail sur les trois séances contrôlées.
  12. Assemblée nationale — question écrite n° 29746, réponse du ministère de l'Intérieur au Journal officiel du 17 novembre 2020 : maintien des trois séances espacées d'au moins deux mois, choix de « la plupart des clubs de tir » de tenir « leur propre registre d'assiduité de leurs adhérents », et présidents qui « engagent leur responsabilité, y compris pénale, dans la rédaction des nouvelles attestations ». Aucun chiffre sur le nombre de détenteurs de catégorie B.
  13. Préfecture du Cher — clubs de tir et tireurs sportifs, mise à jour du 2 février 2023 : liste nominative des personnes invitées aux séances d'initiation, avis favorable de la FFTir au renouvellement. Ni carnet de tir ni registre journalier.
  14. Préfecture de Meurthe-et-Moselle — pièces à fournir, catégorie B, tir sportif (PDF, « MAJ : 04/09/20 ») : dix pièces, dont l'« avis préalable de la Fédération Française de Tir en cours de validité (feuille verte originale) avec cachet-signature de la société de tir de moins de trois mois ». Aucun carnet de tir.
  15. FFTir — nouveau régime de la délivrance des avis préalables, 7 mai 2020 : obligation de détenir le carnet lors du transport « évidemment abrogée » ; trace du passage des membres « par le moyen de leur choix (cahier de présence, badge d'entrée, carnet de passage etc.) », relevant « de la seule décision de leur Conseil d'administration » ; la FFTir « n'impose rien de plus que ce qui est prévu dans l'arrêté » ; « un tir par an, au moins, demeure donc nécessaire ».
  16. FFTir — pièces à fournir, CQP « Moniteur Tir Sportif » 2025-2026 (PDF, « PIECES JUSTIFICATIFS – VERSION V3 DI – 29/01/2025 ») : « Copie du Carnet de tir en cours de validité ou attestation d'assiduité signée du président de club ». Dossier de qualification professionnelle, non de demande d'arme ; le carnet y est alternatif.
  17. FFTir — pièces à préparer pour 2026, CQP « Moniteur Tir Sportif » (PDF, « PIECES JUSTIFICATIFS – VERSION V4 DI – 07/12/2025 ») : « Copie du Carnet de tir en cours de validité ou attestation d'assiduité délivrée par le président de club conformément au Code de la Sécurité Intérieure en vigueur en lien avec la réglementation des armes » — alors que le code en vigueur ne connaît plus le carnet du tireur sportif.
  18. FFTir — la FFTir, saison après saison, chiffres 2025-2026 : environ 294 000 licenciés, contre 246 000 en 2022-2023 ; 8e fédération française pour les sports individuels. Chiffres d'auto-déclaration fédérale.
  19. FFTir — s'inscrire à la FFTir, saisons 2025/2026 et 2026/2027 : licence délivrée par « l'un des 1 650 clubs affiliés à la FFTir répartis sur les 13 régions et 28 Ligues françaises », valable du 1er septembre au 31 août. Aucun carnet parmi les pièces de licence.
  20. Ligue FFTir Centre — législation sur les armes, publiée le 30 mai 2016, « Maj le 07 mai 2020 » : « le Carnet de tir et sa vérification par l'Administration seront purement et simplement supprimés » ; maintien des trois tirs espacés de deux mois ; « Entrée en vigueur : 1er juillet 2020 » ; arrêté du 28 avril 2020 (NOR INTA1933589A) et articles R312-5, R312-39-1, R312-40, R312-43-1 cités. ⚠️ Source non officielle : exacte sur le droit et datée, mais figée à mai 2020, sans modèle et sans décrire le remplissage.
  21. Ligue de tir Midi-Pyrénées — carnet de tir, page non datée décrivant le régime antérieur au 1er juillet 2020 : validation « en y apposant son nom, sa signature, la date, le cachet du club » ; « un tir de 40 coups minimum ». ⚠️ Source non officielle décrivant un état du droit disparu sans le signaler ; citée pour l'usage.
  22. UFA — réforme du contrôle de l'assiduité du tireur, postérieur à l'arrêté du 28 avril 2020 : la liste nominative « pourra avoir la forme antérieure d'un registre papier, une feuille de présence émargée ou une liste informatisée, la règlementation ne le précise pas ». ⚠️ Source non officielle, qui ne distingue pas les listes des articles 3 et 5.
  23. UFA — le carnet de tir et les 3 tirs contrôlés, article de 2009 modifié en 2014, bandeau relevé le 30 juillet 2026 : « ces articles ne sont plus d'actualité, la règlementation ayant changée ». ⚠️ Source non officielle, citée comme mesure de la désinformation résiduelle.
  24. Tir Club Dauphiné — séance contrôlée de pratique du tir, version 2017 (PDF, 7 pages, mis en ligne en janvier 2018) : « Cachet du club, date et signature, sur le carnet de tir » ; « Par le tir de quarante (40) cartouches, sur cible papier, sur gong métallique, ou plateaux » ; arme aux « mêmes caractéristiques que l'arme détenue » — prescription de l'arme à employer, non d'une mention à porter ; « Année civile (01/01 au 31/12), espace d'au moins deux (02) mois » ; « Affichage dans le stand de la liste des personnes habilitées à valider les séances de tir ». ⚠️ Source non officielle : le décompte par année civile diverge de l'arrêté qu'elle cite.
  25. JGSN — tirs contrôlés, carnet de tir, SIA — documents téléchargeables, mise à jour du 4 juillet 2025 : le tireur « doit être en possession de sa licence en cours de validité et du carnet de tir » ; validation par nom, signature, date, cachet ; « un tir de 40 coups minimum ». Le seul PDF proposé porte sur le compte SIA. ⚠️ Source non officielle affirmant une obligation abrogée.
  26. Tir Sportif Blancois — le carnet de tir, site affichant une mise à jour au 3 juillet 2026 : le carnet serait « obligatoire pour tout transport d'une arme de catégorie B » et pour demander une autorisation. ⚠️ Source non officielle : affirmation démentie par la FFTir depuis mai 2020 et sans fondement dans R315-2 ; citée comme erreur documentée.
  27. A.S. Égalitaire (Haut-Rhin) — le carnet de tir et sa validation, dernière mise à jour indiquée au 9 octobre 2021 : validation par nom, signature, date et cachet ; les personnes habilitées « ne peuvent êtres tenues responsables des négligences des tireurs » ; « un tir de 40 coups minimum ». ⚠️ Source non officielle, citée pour l'usage et la charge de la preuve.
  28. CTC Castelnau-de-Médoc — carnet de tir et contrôle de connaissances, mise à jour indiquée 7/2018, manuel FFTir 2022 cité : « le Carnet de Tir n'est plus légalement obligatoire mais la ligue d'aquitaine a décidé de le maintenir » ; « Chaque tampon est la preuve d'un tir contrôlé » ; 40 cartouches « avec en principe l'arme de plus gros calibre en sa possession » — là encore une prescription d'arme, non une mention à porter sur le carnet. ⚠️ Source non officielle, citée comme règle de ligue assumée.
  29. Société de Tir de Nancy — tirs contrôlés, page datée du 1er juillet 2020 : « le carnet de tir n'est plus obligatoire et les séances de tirs contrôlés sont supprimées » ; « en attendant une solution digitale […] nous avons fait le choix comme beaucoup de clubs de garder le principe du carnet de tir ». ⚠️ Source non officielle : les séances contrôlées n'ont pas été supprimées.
  30. La Ligne de Mire — carnet de tir, page sans date de publication ni de mise à jour, consultée le 30 juillet 2026 : « pour acquérir et détenir une arme de catégorie B, pour la première fois, le carnet de tir est obligatoire ». ⚠️ Source non officielle, sans référence de texte, affirmant une obligation abrogée ; citée comme erreur documentée.
  31. Tir Sportif Vercellois (Doubs) — délivrance des avis préalables, page non datée : « ATTENTION, cet imprimé n'est valable que 3 mois » ; avis impossible « avant un délai minimum de six mois pour les nouveaux tireurs ». Le carnet n'y est pas mentionné une fois. ⚠️ Source non officielle, citée pour la contrainte de calendrier réelle.
  32. AS Tir Escaudain — formulaires et documentation sur le tir sportif, consultée le 30 juillet 2026 : vingt documents en trois rubriques, sans aucun carnet de tir ni fiche de séances contrôlées. ⚠️ Source non officielle, citée comme relevé du vide documentaire.
  33. Mon Tir Sportif — ressources à imprimer, consultée le 30 juillet 2026 : cibles, technique, mental, santé, armes ; aucun modèle de carnet de tir. ⚠️ Source non officielle et commerciale, citée comme relevé du vide documentaire.
  34. Droit des militaires — arrêté du 28 avril 2020, reproduction intégrale (JORF n° 0104 du 29 avril 2020, texte n° 31), consultée le 30 juillet 2026 : articles 2 à 7, dont l'article 5 sur la liste des participants aux formations initiales à la sécurité. ⚠️ Source non officielle, utilisée comme seconde lecture du texte et pour distinguer les listes des articles 3 et 5.
  35. arctom.fr — « Tout savoir sur le carnet de tir FFTir », publié en octobre 2025 : « Art.R 312-40 du Code de la Sécurité Intérieure : Obligation d'un carnet de tir » ; textes invoqués R312-40, R312-43 et arrêtés de 1998 et 2020. ⚠️ Blog non officiel au fondement juridique erroné (R312-40 ne mentionne pas le carnet ; R312-43 et l'arrêté de 1998 sont abrogés). Cité comme état de la concurrence, jamais comme autorité ; sa description du carnet historique n'est pas reprise ici.
  36. arctom.fr — « Découvrez le tir de contrôle FFTir », publié le 24 octobre 2025 : « la disparition du carnet de tir est immédiate », puis, dans le même article, un registre à tenir et un carnet requis pour une première demande. ⚠️ Blog non officiel, contradiction interne du même auteur ; cité comme mesure de la confusion à trancher.

Le règlement en vigueur fait foi. Cet article cite les textes applicables à la date du 30 juillet 2026, avec leurs numéros de décret, leurs articles et leurs dates d'abrogation. Il ne remplace ni la lecture des textes ni la règle interne de votre club, qui peut être plus exigeante. Vérifiez la version en vigueur sur Légifrance, l'état de vos autorisations dans votre compte SIA, et demandez à votre club quel support il utilise et comment il compte les deux mois d'écart.

Questions fréquentes

Existe-t-il un modèle officiel de carnet de tir à télécharger ?

Non. Le seul modèle qu'un texte ait prescrit pour le tireur sportif était annexé à l'arrêté du 16 décembre 1998, abrogé le 30 avril 2020. Ces annexes n'ont jamais été publiées au Journal officiel : la note du texte renvoyait aux directions départementales de la jeunesse et des sports. Aucun modèle officiel n'a donc jamais été téléchargeable, et plus aucun n'est prescrit aujourd'hui au tireur sportif.

Le carnet de tir est-il encore obligatoire en 2026 ?

Pas au sens du code. L'obligation figurait à l'article R312-43 du code de la sécurité intérieure, abrogé le 1er juillet 2020 par le décret n° 2020-486. Beaucoup de clubs, et certaines ligues, continuent de tenir un carnet et peuvent l'exiger : c'est alors une règle associative ou fédérale, pas une obligation légale. Ce que le texte impose désormais, c'est une liste nominative tenue par le club.

Que doit contenir un carnet de tir ?

Trois éléments, tous disparus en 2020 : la date de chaque séance contrôlée, à l'ancien article R312-43 ; une mention du contrôleur attestant le contrôle, et le report des noms et coordonnées du club, à l'article 3 de l'arrêté du 16 décembre 1998. Ni la discipline, ni l'arme, ni le calibre, ni le nombre de coups n'ont jamais figuré dans un texte. Le cachet non plus, en tant que tel : c'est l'usage qui en a fait la forme du visa.

Faut-il un carnet de tir pour transporter une arme de catégorie B ?

Non. C'est la licence de tir en cours de validité qui « vaut titre de transport légitime des armes […] des catégories A, B et C », au titre de l'article R315-2 du code de la sécurité intérieure, en vigueur depuis le 1er août 2018. La FFTir a écrit dès mai 2020 que l'obligation de détenir le carnet lors du transport était « évidemment abrogée ». Des pages de clubs affirment encore l'inverse.

Un carnet de tir PDF téléchargé a-t-il une valeur ?

Aucune valeur d'attestation. Le document qui atteste votre assiduité est l'avis favorable, « délivré par le président de la Fédération française de tir » : l'arrêté du 28 avril 2020 précise à son article 2 qu'il « vaut attestation de l'assiduité au tir du demandeur et de sa capacité à détenir et à utiliser une arme en sécurité ». Votre club, lui, signe l'avis préalable. Un modèle imprimé sert à suivre vos séances. Rien de plus.

Faut-il tirer 40 cartouches par séance contrôlée ?

Aucun texte en vigueur ne fixe de minimum de cartouches, ni de calibre, ni de discipline. Le chiffre de 40 coups est un usage, repris par une ligue régionale, par plusieurs clubs et par un imprimé de club de 2017. Votre club peut l'imposer comme règle interne, et c'est son droit : c'est alors sa règle, pas la loi.

Qui signe et tamponne le carnet de tir ?

L'arrêté du 28 avril 2020 désigne « le président de l'association sportive agréée membre de la Fédération française de tir, ou une personne désignée par lui ». En pratique, les clubs habilitent plusieurs membres du comité et affichent la liste des personnes habilitées dans le stand. Le cachet n'est imposé par aucun texte en vigueur ; jusqu'au 30 avril 2020, l'arrêté de 1998 demandait seulement que les noms et coordonnées du club soient reportés sur le carnet.

Combien de temps faut-il conserver son carnet de tir ?

Aucune durée n'est fixée. Ni l'arrêté du 28 avril 2020, ni la FFTir, ni les pages préfectorales consultées ne prévoient de délai de conservation, pour le carnet comme pour la liste nominative du club. L'UFA l'écrit sans détour : « la règlementation ne le précise pas ». Nous n'avancerons donc aucun délai, et vous invitons à vous méfier de ceux que vous lirez ailleurs.

La préfecture demande-t-elle un carnet de tir ?

Les fiches consultées ne le demandent pas. Une préfecture énumère dix pièces pour une autorisation de catégorie B au titre du tir sportif — cerfa, avis préalable, licence, facture de coffre-fort, état civil, identité, domicile — sans carnet de tir. La pièce que votre club doit vous fournir est l'avis préalable de la FFTir, « feuille verte » originale, avec cachet-signature du club de moins de trois mois.