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Glock 34 : le guide complet avant d'acheter

Publié le · 9 min de lecture · Anthony Baillon

Le Glock 34 est le pistolet par lequel beaucoup de tireurs entrent en compétition : 743 grammes, un canon de 5,31 pouces, et une fiabilité qui ne se discute plus. Voici ce qu'il apporte, ce qu'on lui reproche, et comment il se situe face aux 9 mm de stand plus lourds.

743 g à vide, carcasse polymère — 26,2 oz
135 mm de canon, le plus long du comparatif — 5,31"
17 + 1 coups en 9 mm Parabellum
Glock 34 Gen5 MOS de profil gauche : glissière allongée de 135 mm et embase pour optique
Le Glock 34 Gen5 MOS. La glissière de 5,31 pouces est ce qui le distingue d'un Glock 17 : plus de rayon de visée, et 743 grammes seulement. © GLOCK Ges.m.b.H.

Pourquoi le Glock 34 sert de porte d'entrée en compétition

Un essayeur qui l'a utilisé pendant des années en compétition résume son choix en trois mots, et l'ordre compte : légèreté, simplicité, fiabilité.

Ce n'est pas l'arme qui gagne sur la fiche technique. C'est celle qui demande le moins d'engagement pour commencer : elle coûte une fraction d'un 2011, se démonte en quelques secondes sans outil, et son entretien tient en une routine. Pour un tireur qui découvre une discipline sans savoir encore s'il va s'y installer, c'est un argument sérieux.

S'y ajoute le canon le plus long de ce comparatif — 135 millimètres, soit 5,31 pouces — donc la ligne de visée la plus étendue, ce qui pardonne davantage les erreurs d'alignement.

La légèreté du Glock 34, et sa contrepartie

C'est sa caractéristique la plus marquante, et elle joue dans les deux sens.

Le Glock 34 face aux 9 mm de stand, à vide

Masse constructeur sans chargeur ; le Glock 34 se situe parmi les plus légers de sa catégorie de compétition

Beretta 92X PerformanceCZ Shadow 2Walther PDP Match Steel FrameStaccato PGlock 34 Gen5Walther PDP Full Size 5" polymère47,6 oz — acier, double puis simple action46,5 oz — acier, double puis simple action40,4 oz — acier usiné, percussion linéaire≈ 32 oz — 2011 à carcasse aluminium≈ 26,2 oz — polymère, canon de 5,31 pouces23,8 oz — polymère1 350 g1 318 g1 145 g907 g743 g675 g0 g350 g700 g1 050 g1 400 g

Cette légèreté est un choix, pas une faiblesse — mais elle a un revers. Les 575 grammes qui séparent le Glock 34 d'une CZ Shadow 2 sont autant de masse en moins pour absorber le recul et limiter le relèvement entre deux coups.

Voir les données
ArmeMasse à videCarcasseCanonCapacité
Beretta 92X Performance≈ 1 350 gAcier4,9"15
CZ Shadow 2≈ 1 318 gAcier4,89"17 + 1
Walther PDP Match Steel Frame≈ 1 145 gAcier usiné5"18
Staccato P≈ 907 gAluminium 70754,4"17 + 1 ou 20 + 1
Glock 34 Gen5 MOS≈ 743 g (26,2 oz)Polymère5,31" (135 mm)17 + 1
Walther PDP Full Size 5" polymère≈ 675 gPolymère5"18

Avec 743 grammes, le Glock 34 se situe 575 grammes en dessous d'une CZ Shadow 2 et plus de 400 sous un Walther PDP à carcasse acier. Seul un PDP polymère fait plus léger dans ce comparatif.

Ce que cela apporte : une arme qu'on transporte sans y penser, qu'on prête facilement, et qui fatigue moins sur une séance longue debout.

Ce que cela coûte : la masse absente ne travaille pas. Sur un pistolet de stand, c'est elle qui absorbe le recul et freine le relèvement entre deux coups. Le Glock 34 relève davantage qu'une arme acier de même longueur, et il faut le compenser par la technique ou par un compensateur.

La détente du Glock 34, son point le plus discuté

C'est le sujet sur lequel les avis divergent le plus, et il mérite des chiffres précis.

La détente du Glock 34 : annoncée, et relevée par les utilisateurs

En livres, grammes et newtons ; l'écart entre valeur constructeur et relevés au peson est donné tel quel

Staccato XC (2011)CZ Shadow 2 (simple action)Walther PDP (relevé)Glock 34 Gen5, valeur d'usineGlock 34, haut des relevés utilisateurs2,5 lb — 1 134 g — 11,1 N3,5 lb — 1 590 g — 15,6 N≈ 4,5 lb relevés — 2 041 g — 20,0 N5 lb — 2 270 g — 22,2 Njusqu'à ≈ 7 lb au peson — 3 175 g — 31,1 N2,5 lb3,5 lb4,5 lb5 lb7 lb0 lb1,88 lb3,75 lb5,63 lb7,5 lb

C'est le point le plus discuté de cette arme. La valeur d'usine la place déjà au-dessus de ses concurrentes de stand, et plusieurs relevés d'utilisateurs au peson donnent davantage encore. C'est précisément ce que corrigent les pièces de rechange.

Voir les données
ArmeLivresGrammesNewtonsNature de la valeur
Staccato XC2,5 lb1 134 g11,1 Nconstructeur
CZ Shadow 2, simple action3,5 lb1 590 g15,6 Nconstructeur
Walther PDP≈ 4,5 lb≈ 2 041 g20,0 Nrelevé en essai
Glock 34 Gen5≈ 5,0 lb2 270 g22,2 Nvaleur d'usine
Glock 34 Gen56,75 à 7,25 lb3 062 à 3 289 g30,0 à 32,2 Nrelevés d'utilisateurs au peson

La valeur d'usine se situe autour de 5 livres, soit 2 270 grammes. Mais plusieurs relevés d'utilisateurs au peson donnent nettement davantage — jusqu'à 6,75 ou 7,25 livres selon les exemplaires, c'est-à-dire 3 062 à 3 289 grammes.

L'écart avec les armes de stand est net : une CZ Shadow 2 annonce 1 590 grammes en simple action, un Staccato 1 134. Le Glock part donc de bien plus haut, avec en contrepartie un départ identique du premier au dernier coup et aucun apprentissage de premier coup en double action.

Un point technique à connaître avant de faire alléger la vôtre : réduire excessivement le poids sur une percussion linéaire (striker) diminue la force de percussion, ce qui peut provoquer des ratés d'amorçage et perturber le cycle. C'est une opération d'armurier, pas de cuisine.

La fiabilité, l'argument qui ne se discute pas

Si un point fait l'unanimité sur cette plateforme, c'est celui-là.

Les essais rapportent des milliers de coups sans incident, un essayeur évoquant plus de mille coups sur un exemplaire et des milliers sur les précédents. Un autre relève sept cents coups avec des munitions variées et aucun enrayage. La formulation qui revient le plus souvent, en substance : il faudrait une défaillance majeure pour rendre cette arme peu fiable.

Pour un tireur de club, cela déplace la question. Le sujet n'est pas de savoir si l'arme tiendra, mais si son ergonomie et sa détente vous conviennent.

L'ergonomie : angle de poignée et texture

Deux réserves reviennent, et aucune n'est rédhibitoire.

L'angle de poignée est la signature de la marque, et il ne convient pas à tout le monde. Un tireur habitué à une autre architecture le sentira immédiatement — c'est un critère qui s'éprouve en main, pas sur une fiche.

La texture est le reproche le plus fréquent sur les générations anciennes : un essayeur la juge insuffisante et préfère celle de plusieurs concurrentes. Les générations récentes ont progressé, et une part importante des utilisateurs ajoute de toute façon un revêtement adhésif ou fait texturer la poignée.

En face, un avantage que les essayeurs reconnaissent : ces armes sont faciles à adapter à sa main, précisément parce que l'offre de pièces est immense.

Glock 34 Gen5 MOS vu de trois quarts arrière, plaque d'obturation MOS en place sur la glissière
Vue de trois quarts : la plaque d'obturation MOS se retire pour recevoir un point rouge, sans usinage. © GLOCK Ges.m.b.H.

L'optique : le système MOS d'origine

Sur ce point, le Glock 34 devance plusieurs concurrentes. Les versions MOS sont prévues d'origine pour recevoir un point rouge, et un essayeur souligne qu'elles acceptent l'essentiel des optiques du marché via un jeu de platines.

Là où une Beretta 92X Performance impose un usinage de culasse, le Glock ne demande qu'une platine et des vis. Pour un tireur qui vise une division à optique, c'est un coût et un délai évités.

L'écosystème de pièces, sa vraie force

C'est ce qui distingue réellement cette plateforme, et il faut le comprendre avant d'acheter.

L'offre de pièces est sans équivalent : détentes, canons, compensateurs, puits de chargeur évasés, organes de visée à fibre optique, semelles de chargeur rallongées. Un essayeur note qu'un Glock préparé n'a plus grand-chose à voir avec l'arme sortie de boîte, et qu'il existe désormais des versions déjà préparées pour ceux qui ne veulent pas monter les pièces eux-mêmes.

Une réserve, cependant, formulée par le même essayeur : accumuler des pièces d'origines diverses qui n'ont jamais été conçues pour fonctionner ensemble est le meilleur moyen de créer des problèmes. Une modification à la fois, chez un armurier, en vérifiant que l'arme fonctionne avant de passer à la suivante.

Le Glock 34 face à la Shadow 2, au PDP et aux 2011

  • Face à une CZ Shadow 2 : vous échangez 575 grammes d'acier et une détente en simple action bien plus légère contre la maniabilité, la simplicité d'entretien et un prix inférieur.
  • Face à un Walther PDP : même famille technique, la percussion linéaire. Les deux se départagent sur l'ergonomie et la détente d'origine, où le PDP est généralement placé devant par les essayeurs.
  • Face à un 2011 : l'écart de détente est important, celui de prix aussi. Le Glock est le point de départ, le 2011 la destination pour ceux qui y vont.
  • Face à une Beretta 92X Performance : deux mécaniques opposées, départ unique contre double puis simple action, et 600 grammes d'écart.

Le budget réel d'un Glock 34

Le prix d'achat est le plus bas de ce comparatif, mais la dépense ne s'arrête pas là :

  1. Deux à trois chargeurs supplémentaires, avec semelles si vous visez la compétition.
  2. La platine d'optique, si vous montez un point rouge sur une version MOS.
  3. Les organes de visée, souvent remplacés par un guidon à fibre optique.
  4. Éventuellement la détente, la modification la plus courante sur cette arme.
  5. Les munitions, poste principal sur la durée.

Pour une première arme de catégorie B s'y ajoutent la licence fédérale, la cotisation de club et l'autorisation préfectorale. Notre budget d'une première année chiffre l'ensemble.

Faut-il acheter un Glock 34 ?

Il convient bien à un tireur qui entre en compétition sans vouloir engager d'emblée le budget d'une arme de stand dédiée, qui veut une mécanique simple à entretenir, et qui accepte de travailler la détente ensuite si le besoin s'en fait sentir.

Il convient moins à quelqu'un dont la pratique est exclusivement statique et qui cherche la stabilité maximale : à ce jeu, les 575 grammes d'acier supplémentaires d'une Shadow 2 se ressentent. Il convient moins, aussi, à un tireur que l'angle de poignée de la marque n'a jamais convaincu — c'est un critère qui ne se raisonne pas.

Si votre discipline n'est pas encore arrêtée, la question à trancher n'est pas le modèle mais l'épreuve : nos critères de choix d'un premier pistolet et notre panorama des 9 mm par discipline prennent le problème dans cet ordre. Et l'admissibilité en division se vérifie dans notre article sur l'IPSC et le TSV.

Le Glock 34 en quatre lignes

  • Sa force : une fiabilité qui ne se discute pas, et l'offre de pièces la plus large du marché.
  • Sa faiblesse : la détente d'origine, la plus lourde de ce comparatif.
  • Son compromis : 743 grammes, donc maniable au transport et moins stable au tir.
  • Son avantage caché : la culasse MOS accepte un point rouge sans usinage.
Sources
  1. Glock — G34 Gen5 MOS, page officielle : canon de 5,31 pouces, 17 + 1 coups, environ 743 grammes à vide, culasse MOS.
  2. The Truth About Guns — essai du Glock 34 MOS Gen 5 : départ constaté autour de 5 livres, avec des relevés d'utilisateurs au peson montant de 6,75 à 7,25 livres selon les exemplaires. ⚠️ Presse spécialisée et retours d'utilisateurs, valeurs de relevé et non de fiche constructeur.
  3. CZ — gamme CZ Shadow 2, page officielle.
  4. Walther — PDP Steel Frame Match Full Size 5", page officielle.
  5. Small Arms Review — essai du Staccato XC : départ en simple action de 2,5 livres.
  6. Outdoor Life — essai du Staccato P : environ 32 onces à vide, carcasse aluminium 7075.
  7. NRA Shooting Sports USA — essai de la Beretta 92X Performance : masse de 47,6 onces à vide.
  8. Oplo — essais vidéo transcrits, dépouillement du 6 août 2026 : 238 vidéos de trois chaînes traitant des Glock 17, 34 et de leurs déclinaisons de compétition, dont plusieurs bilans d'endurance et des comparaisons directes avec les principales concurrentes. ⚠️ Les valeurs prononcées par les essayeurs sont des estimations, sauf mention explicite d'un relevé au peson : elles servent de recoupement, jamais de source de caractéristiques.
  9. Visuels — rendus et photographies des constructeurs, reproduits sans retouche, recadrés sur leur contenu : Glock, G34 Gen5 MOS.

Vérifiez la génération et la version. Les Glock 34 se déclinent en plusieurs générations dont les poignées, textures et systèmes de fixation d'optique diffèrent sensiblement, et les fiches se mélangent facilement en ligne. Par ailleurs, toute modification de détente relève de l'armurier : un départ trop allégé sur une percussion linéaire réduit la force de percussion et peut provoquer des ratés. En cas de doute sur l'admissibilité en division, l'arbitre de votre club tranche avant l'armurier.

Questions fréquentes

Le Glock 34 est-il un bon pistolet de compétition ?

C'est une porte d'entrée reconnue. Un essayeur explique s'en être servi des années en compétition pour trois raisons qu'il cite dans cet ordre : la légèreté, la simplicité et la fiabilité. Il ne rivalisera pas avec un 2011 sur la détente d'origine, mais il coûte une fraction du prix et se transforme facilement. Beaucoup de tireurs y débutent avant de décider s'ils veulent investir davantage.

Quel est le vrai poids de détente d'un Glock 34 ?

La valeur d'usine tourne autour de 5 livres, soit environ 2 270 grammes ou 22,2 newtons. Mais plusieurs relevés d'utilisateurs au peson donnent nettement plus, jusqu'à 6,75 ou 7,25 livres selon les exemplaires — soit 3 062 à 3 289 grammes. Si ce chiffre compte pour vous, mesurez le vôtre : c'est le seul moyen de savoir ce que fait votre arme.

Faut-il changer la détente d'un Glock 34 ?

Pas nécessairement, mais c'est la modification la plus répandue sur cette arme, et l'offre de pièces est considérable. Un essayeur remarque qu'un Glock équipé d'une détente d'atelier n'a plus grand-chose à voir avec l'arme d'origine. Attention toutefois : alléger excessivement une détente à percussion linéaire peut réduire la force de percussion et provoquer des ratés d'amorçage. Ce travail se fait chez un armurier.

Glock 34 ou CZ Shadow 2 ?

Deux philosophies. Le Glock pèse 743 grammes contre 1 318, se transporte sans y penser, se démonte en quelques secondes et coûte sensiblement moins cher. La CZ apporte 575 grammes d'acier qui absorbent le recul et limitent le relèvement, plus une détente en simple action nettement plus légère. Si l'arme sert uniquement au stand, l'avantage de stabilité de la CZ est réel. Si elle doit aussi voyager ou servir en initiation, le calcul change.

Le Glock 34 accepte-t-il un point rouge ?

Oui, les versions MOS sont prévues d'origine et acceptent l'essentiel des optiques du marché via un jeu de platines. C'est l'un des points où cette arme est en avance sur plusieurs concurrentes qui exigent un usinage de culasse. Vérifiez en revanche que votre division admet l'optique avant de la monter.

Le Glock 34 est-il en catégorie B en France ?

Oui. C'est une arme de poing à percussion centrale en 9 mm Parabellum, soumise à autorisation préfectorale au titre du tir sportif, avec licence FFTir en cours de validité et carnet de tir à jour. Elle entre dans le quota de quinze armes.