QCM sécurité FFTir : comprendre et se préparer
Publié le · 9 min de lecture · Anthony Baillon
Vérifié par un armurierLe contrôle de connaissances de la FFTir comporte une section sécurité de quinze questions : il en faut treize bonnes, soit deux erreurs au maximum. Les réponses sont dans le manuel fédéral. L'épreuve se passe au club, devant un contrôleur.
C'est le premier obstacle du parcours, et c'est aussi celui sur lequel les sources en ligne se contredisent le plus : sur le nombre de questions, sur la note minimale, sur l'existence de questions éliminatoires. Un seul site occupe réellement la requête, et il n'est pas fédéral. Nous sommes donc remontés au formulaire lui-même.
Le QCM officiel est sur cette page. Les quinze questions de sécurité et leur corrigé, tels que la fédération les publie, à faire tout de suite : aller au QCM. Le reste de l'article explique les règles évaluées — c'est ce qui sépare celui qui a retenu une grille de celui qui saura quoi faire au pas de tir.

Le contrôle de connaissances FFTir, en pratique
Il ne se passe ni en ligne ni chez soi : au club, devant un contrôleur. C'est la première chose que beaucoup de pages omettent, et elle a une conséquence directe — aucune note obtenue sur un questionnaire d'entraînement, quel qu'il soit, ne vaut validation.
Le questionnaire comporte plusieurs parties. Celle qui décide est la section « connaissance de la sécurité », et c'est elle qui porte le seuil1.
Combien de questions, et quelle note minimale ?
Quinze questions, treize bonnes réponses au minimum : deux erreurs au maximum. Le formulaire fédéral pose un seuil strict — « la note aux questions sur la connaissance de la sécurité doit être supérieure à 12/15 pour valider le QCM »1. Douze ne valide pas.
Le « passage à 13/15 » que l'on lit ici ou là ne décrit aucun durcissement : la formulation est inchangée entre le millésime de juillet 2018 et la révision d'octobre 20251.
Une ou plusieurs bonnes réponses, sans éliminatoire
Le formulaire précise que, selon les questions, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses, et il ne mentionne aucune question éliminatoire2.
Cela a une conséquence pratique que les entraînements sérieux reproduisent : une question à réponses multiples se traite comme un tout. Cocher une bonne proposition sur deux ne fait pas une demi-réponse — la question n'est pas validée. C'est aussi la règle qui distingue un entraînement utile d'un quiz complaisant.
Où trouver les réponses : le manuel fédéral
Le formulaire répond lui-même à la question la plus posée : « Toutes les réponses se trouvent dans le Manuel de découverte du tireur sportif »2.
C'est la seule préparation à la fois honnête et efficace, et c'est aussi la plus rapide : le manuel est court, et la section sécurité y est dense. Chercher un corrigé, à l'inverse, fait perdre le bénéfice réel de l'épreuve — retenir des gestes que l'on appliquera avec une arme chargée.
Les règles de sécurité réellement évaluées
Voici ce que le corpus fédéral pose, et sur quoi porte l'esprit de la section sécurité. Ce sont des règles, pas des questions.
- La règle n° 1 n'a pas d'exception. Une arme est toujours considérée comme chargée, et jamais dirigée vers soi-même ou vers quelqu'un4. Elle ne tombe pas parce que vous venez de vérifier la chambre : c'est précisément là qu'elle sert.
- La direction du canon est définie, pas laissée à l'appréciation : vers les cibles, la butte ou la zone de tir, en toutes circonstances — et surtout pendant les manipulations, le chargement ou un incident4.
- L'index reste allongé sur la carcasse, au-dessus du pontet, tant que la visée n'est pas prise4.
- Quand on vous tend une arme, vous la sortez vous-même, vous contrôlez immédiatement qu'elle est vide, puis vous vérifiez que le canon n'est pas obstrué4.
- Cinq états de l'arme sont définis par le manuel — approvisionnée, chargée, prête à tirer, désapprovisionnée, assurée — et les confondre est la source d'accidents la plus banale3.
« Mise en sécurité » : quatre conditions, pas une
Nombre de conditions simultanées exigées par le manuel fédéral pour qu'une arme soit dite assurée, comparé aux gestes que l'on croit couramment suffisants
Le manuel fédéral définit l'arme assurée, ou mise en sécurité, par quatre conditions cumulatives : désapprovisionnée, mécanisme ouvert ET maintenu ouvert, absence de munition contrôlée à l'œil et à la main, drapeau de sécurité dans la chambre3. Le cran de sûreté n'en fait pas partie : c'est un dispositif mécanique, et on ne fait pas reposer la sécurité sur lui seul. La source ne fixe pas d'ordre d'opérations, et cet ordre dépend de l'arme — un revolver, un fusil à canon basculant et une arme à chargeur amovible ne se déchargent pas de la même façon3.
Voir les données
| Geste | Conditions couvertes | Ce qui manque |
|---|---|---|
| Les quatre conditions du manuel | 4 | Rien — c'est l'état recherché |
| Chargeur enlevé | 1 | La chambre, le mécanisme ouvert, le contrôle, le drapeau |
| Contrôle visuel seul | 1 | Le contrôle à la main, le drapeau, le mécanisme maintenu ouvert |
| Cran de sûreté engagé | 0 | Tout : la sûreté n'est pas un état de sécurité |
Le point le plus mal connu est celui de l'arme « assurée ». Quatre conditions doivent être réunies en même temps : désapprovisionnée, mécanisme ouvert et maintenu ouvert, absence de munition contrôlée à l'œil et à la main, drapeau de sécurité dans la chambre3. Le cran de sûreté n'en fait pas partie.
Deux réflexes valent pour les incidents, et ils sont contre-intuitifs. Un départ au bruit anormal ou au recul plus faible qu'à l'ordinaire signale une munition défectueuse : on cesse le tir et on n'introduit surtout pas une autre cartouche5. Et si le coup ne part pas, on ne tient pas la cartouche pour morte : canon en direction sûre, et on n'ouvre pas immédiatement — un long feu peut partir avec du retard5.
Le QCM officiel de sécurité, à faire ici
La fédération publie les deux documents : le questionnaire et son corrigé. Les voici, en entier, dans les conditions de l'épreuve — une question à réponses multiples se valide comme un tout, et il faut treize questions justes.
Le QCM de sécurité de la FFTir, en entier
Les quinze questions officielles et leur corrigé fédéral. Une question à réponses multiples se valide comme un tout : il faut cocher exactement les bonnes cases, ni plus ni moins. Il faut treize questions justes.
Les questions 16 à 20 du formulaire portent sur la technique — lâcher, visée, réglage de hausse — et les deux dernières se rédigent. Aucune ne compte dans le seuil, qui ne porte que sur la sécurité.
S'entraîner au QCM sécurité sans tricher
Réussir ces quinze questions ne prouve pas grand-chose : on peut retenir une grille sans avoir compris une règle. Or la fédération vérifie des réflexes, sur un pas de tir où l'erreur se paie comptant.
La bonne méthode tient donc en trois points :
- Lire le manuel fédéral, puisque le formulaire y renvoie lui-même.
- Refaire le questionnaire jusqu'à savoir pourquoi chaque case est bonne — pas jusqu'à retenir laquelle l'est.
- S'entraîner ensuite sur d'autres questions, écrites depuis les mêmes règles : c'est le seul moyen de vérifier qu'on a retenu la règle et non la grille.
Après le QCM : l'assiduité qu'il faudra prouver
Le contrôle de connaissances ne remplace ni la licence, ni le certificat médical, ni ce qui vient ensuite. Pour une première demande d'autorisation de catégorie B, il faudra justifier de trois séances contrôlées de pratique du tir, espacées d'au moins deux mois, dans les douze mois précédant la demande — un point détaillé dans notre article sur les séances contrôlées.
Le reste du parcours — licence, club, première arme — est décrit dans le guide de la licence FFTir et dans le parcours du débutant.
Le règlement en vigueur fait foi. Cet article décrit le formulaire fédéral dans son millésime 07/2018 et sa révision du 10 octobre 2025, consultés le 10 août 2026. La fédération peut faire évoluer son questionnaire, son barème et ses modalités sans préavis : votre club et la FFTir restent la référence, et eux seuls organisent l'épreuve.
Sources 5 références
Les éléments relatifs au questionnaire proviennent du formulaire fédéral lui-même, et non de pages tierces : c'est la seule manière de trancher des sources qui se contredisent sur le nombre de questions comme sur le seuil. Les règles de sécurité citées viennent du corpus réglementaire vérifié d'Oplo, établi contre le code de la sécurité intérieure consolidé au 5 septembre 2025 et contre les documents fédéraux millésimés. Aucune question du formulaire n'est reproduite. Cliquez un appel de note dans le texte pour surligner la source correspondante.
- FFTir — Questionnaire de contrôle de connaissances, millésime 07/2018 publié sur fftir.org, révision du 10 octobre 2025 : la section « connaissance de la sécurité » comporte quinze questions, et « la note aux questions sur la connaissance de la sécurité doit être supérieure à 12/15 pour valider le QCM ». La formulation est identique dans les deux versions ; la fédération ne publie pas son barème détaillé.
- FFTir — même formulaire, mentions liminaires : « Toutes les réponses se trouvent dans le Manuel de découverte du tireur sportif, édition 2016 » et « Selon les questions, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses ». Le document ne mentionne aucune question éliminatoire.
- FFTir — Manuel de tir sportif, édition publiée sur fftir.org (ours 10/2025), rubrique « La sécurité de l'arme (définitions) » et tableau des états de l'arme, consulté le 10 août 2026 : définition des cinq états — approvisionnée, chargée, prête à tirer, désapprovisionnée, assurée — et des quatre conditions cumulatives de l'arme assurée : désapprovisionnée, mécanisme ouvert et maintenu ouvert, contrôle visuel et physique de l'absence de munition, drapeau de sécurité dans la chambre. Aucun ordre d'opérations n'est imposé, l'ordre dépendant du type d'arme.
- FFTir — Manuel de tir sportif, règle n° 1 et fiche de révision, § « Pendant le tir », consultés le 10 août 2026 : « Une arme doit TOUJOURS être considérée comme CHARGÉE, et ne JAMAIS être dirigée vers soi-même ou vers quelqu'un » ; « en toutes circonstances — et surtout lors des manipulations, du chargement ou d'un incident de tir — le canon est dirigé vers les cibles, la butte ou la zone de tir » ; index allongé hors du pontet tant que la visée n'est pas prise ; « Quand on vous tend une arme […] sortez-la vous-même, contrôlez immédiatement qu'elle est vide, puis vérifiez que le canon n'est pas obstrué ».
- Manuels constructeurs et fiche de révision fédérale, cités dans le corpus réglementaire vérifié d'Oplo : un bruit anormal au départ du coup ou un recul plus faible qu'à l'ordinaire signale une munition défectueuse, et impose de cesser le tir sans rechambrer — les manuels ne retiennent que ces deux signaux et ne mentionnent pas le recul violent. En cas de raté de percussion, le canon reste en direction sûre et l'arme n'est pas ouverte immédiatement ; les délais d'attente publiés divergent selon les sources, celui du manuel de l'arme et du règlement du stand faisant foi.
Questions fréquentes
Combien de questions compte le QCM sécurité de la FFTir ?
La section « connaissance de la sécurité » comporte quinze questions. C'est elle, et elle seule, qui porte le seuil de validation : le formulaire fédéral écrit que la note à ces questions « doit être supérieure à 12/15 pour valider le QCM ». La moyenne générale du questionnaire ne s'y substitue pas.
Quelle est la note minimale au QCM sécurité FFTir ?
Treize sur quinze, soit deux erreurs au maximum. Le formulaire pose un seuil strict — la note « doit être supérieure à 12/15 » — donc 12 ne valide pas. Le « passage à 13/15 » qu'annoncent certaines pages ne décrit aucun durcissement : la formulation est inchangée entre le millésime de juillet 2018 et la révision d'octobre 2025.
Y a-t-il des questions éliminatoires ?
Le formulaire n'en mentionne aucune. Il précise en revanche que, selon les questions, il peut y avoir une ou plusieurs bonnes réponses — ce qui a une conséquence pratique : une question à réponses multiples se traite comme un tout, et cocher une seule bonne proposition sur deux ne suffit pas à la valider.
Où trouver les réponses du QCM de la FFTir ?
Le formulaire le dit lui-même : toutes les réponses se trouvent dans le Manuel de découverte du tireur sportif. C'est la seule préparation à la fois honnête et efficace — apprendre les règles, pas les réponses. Aucun corrigé question par question ne circule légitimement, et un club n'a pas à en fournir.
Le QCM se passe-t-il en ligne ?
Non : il se passe au club, devant un contrôleur, dans les conditions fixées par la fédération. Les questionnaires que l'on trouve en ligne, y compris le nôtre, sont des entraînements — ils ne remplacent ni l'épreuve ni son cadre, et aucune note obtenue chez soi ne vaut validation.
À quoi sert le contrôle de connaissances ?
C'est le premier obstacle du parcours du tireur, et il conditionne la suite : sans lui, la pratique encadrée ne s'ouvre pas et l'assiduité que vous devrez prouver plus tard ne commence pas à courir. Il ne remplace en revanche ni la licence, ni le certificat médical, ni les séances contrôlées exigées pour une première demande d'autorisation.